dimanche 31 mai 2020
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    Jean-Michel Lainé – Costumier aux Ballets de Monte-Carlo

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    Costumier — Depuis 30 ans, c’est dans l’ombre des danseurs et du chorégraphe que Jean-Michel Lainé exerce son talent. Dans son atelier, il donne vie avec brio aux costumes des personnages qui seront interprétés par les artistes —

     

    C’est une partie qui contribue pleinement au succès ainsi qu’à la réputation des ballets de Monte-Carlo. Les costumes portés par les danseurs sont tous préparés par Jean-Michel Lainé, ses deux assistantes — Paula et Félicia — et parfois une dizaine de couturières. Depuis près de 30 ans, le rôle de cet Aixois reste inchangé. A l’appui des dessins élaborés par les scénographes, c’est à lui de donner forme à ces créations uniques. « Je pars de dessins et maquettes et c’est à moi de les transposer en habits. Il faut que dans le mouvement, ce soit joli, que le danseur soit hyper confortable et que le costume soit efficacement lavable. Il faut aussi que ça rentre dans notre timing et dans le budget », nous explique le quinquagénaire qui a débarqué à Monaco, dans le sillon de Jean-Christophe Maillot, au tout début des années 1990. Depuis cette date, l’homme a pu observer la très grande évolution des matières à sa disposition. « Aujourd’hui, j’utilise énormément de polyester stretch. C’est extraordinaire. Il y a 25 ans, c’était très difficile d’en trouver. » Les tissus qu’ils utilisent pour ces compositions proviennent d’Allemagne et d’une boutique installée à Saint-André de la Roche.

    Karl Lagerfeld

    « Pour être costumier, je dirais qu’il faut beaucoup de patience et d’humilité. Nous sommes dans un métier de service. Pour les danseurs, le chorégraphe, le créateur. Mais il faut aussi être ferme. De mon côté, ça ne me pose aucun problème de travailler dans l’ombre. Je sais que j’apporte beaucoup dans la coupe. Tout ce qui sort de cet atelier sort de mes mains. » Jean-Michel Lainé est l’interlocuteur des créateurs et scénographes. Parmi ses plus beaux souvenirs, il y a ainsi les trois collaborations avec Karl Lagerfeld. La dernière s’étant déroulée il y a dix ans. « C’était hyper stressant car nous n’avions eu que très peu de temps. C’est un homme qui travaillait énormément. Je me rappelle que je prenais des photos des essayages. Il dessinait directement ses corrections sur les photos et me les renvoyaient par la Poste. » Dernièrement, c’est avec Aimée Moreni, jeune scénographe parisienne, qu’il a collaboré. Pour les costumes de la dernière création de Maillot, Coppél-i.A, une douzaine de couturières ont été sollicitées. « C’est une fois sur scène que l’on peut considérer qu’un costume est réussi. Je regarde le tombé de la coupe par exemple. » Son regard est d’ores et déjà tourné vers la prochaine création qui sera jouée en avril prochain. Cette fois, c’est avec un costumier suédois qu’il doit travailler.

    L’école de la rue Blanche

    Jean-Michel Lainé n’est pas tombé dans le costume par hasard. Petit bricoleur dans l’âme, il admire déjà l’art du costume. Si à 7 ou 8 ans, il n’a pas idée qu’il en fera son métier, le futur costumier trouve sa voie en intégrant l’école nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT). Appelée familièrement autrefois École de la rue Blanche, elle a été créée en 1941 sous le nom de Centre de formation professionnelle du spectacle. Deux ans auparavant, il a étudié le dessin aux Beaux-Arts d’Avignon. Il a aussi réalisé ses premiers stages notamment en costume. Même s’il évolue dans un métier presqu’exclusivement féminin, Jean-Michel Lainé trouve son épanouissement dans cette profession qui lui permet à ses heures perdues de réaliser des créations personnelles. « Je réalise quelque fois des robes de mariée pour des amies », confie-t-il. Il a obtenu la confiance de Jean-Christophe Maillot, un ami de trente ans, rencontré à l’époque où le chorégraphe officiait encore à Tours. Il n’a depuis jamais quitté la principauté et son atelier de confection, cocon chatoyant et délicat, installé au premier étage des ateliers des ballets.

     

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