samedi 4 avril 2020
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    A vélos ou à trottinettes
    Voilà ce qui va changer

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    Le vide juridique vient d’être comblé. Pour mieux encadrer l’usage de vélo et/ou d’engins de déplacement

    personnel, le gouvernement vient d’établir une nouvelle réglementation. Explications.

    «On a mis le temps mais on se devait de bien réfléchir à la cohabitation entre les véhicules et ces autres moyens de locomotion », a entamé Marie-Pierre Gramaglia, conseiller-ministre de gouvernement pour l’équipement et l’environnement. Ce qu’il en ressort, ce sont des dispositions pratiques nouvelles pour encadrer l’usage d’ici fin mars aussi bien des vélos que des engins de déplacement personnel comme les trottinettes (électriques ou pas), rollers, skateboard, gyropodes, monoroue ou hoverboards. Une quarantaine de personnes a été mise à contribution, notamment dans le milieu associatif, pour donner des idées. « Ces modes de circulation vont dans le bon sens », encourage Marie-Pierre Gramaglia si y sont associés « la sécurité et le bon partage de la voie publique ».

    Monabike

    Ce qui a été décidé pour les vélos, c’est l’obligation du port du casque jusqu’à 18 ans. La circulation des cyclistes est autorisée sur la chaussée, les bandes et pistes cyclables ainsi que sur les voies de bus. Par contre, la circulation sur les trottoirs est totalement prohibée « sauf si le vélo est poussé à la main ». D’autre part, pour les enfants de moins de 12 ans, la circulation est autorisée sur la chaussée uniquement accompagnée d’un adulte. Sinon elle est autorisée sur les trottoirs. « On pense et espère que les gens prendront l’habitude et que les adultes montreront l’exemple. Pour l’utilisation des voies de bus, les vélos seront autorisés à y rouler à partir de la publication de l’arrêté ministériel », prévient le conseiller-ministre pour l’Intérieur, Patrice Cellario. Des dispositions particulières viennent aussi s’ajouter pour l’utilisation des Monabike, ces vélos électriques en libre-service disposés dans toute la principauté.

    500 000

    Une dizaine d’accident les impliquant a été dénombrée en quelques mois dont un « relativement sérieux ». Leur utilisation sera rendue possible dès l’âge de 14 ans et non plus de 16 ans. « Ça correspond à l’âge des débuts en cyclomoteur », motivent les deux conseillers. Le port du casque sera obligatoire et à la charge de l’utilisateur. « Aucun casque ne sera disposé en libre-service. Ce serait trop compliqué de les récupérer mais aussi pour l’hygiène », estime Marie-Pierre Gramaglia. Pourquoi ces mesures n’ont-elles pas été prises plus tôt ? « Qu’ils soient en libre-service ou non, les vélos étaient déjà soumis à la réglementation sur les cycles en général », répond Patrice Cellario. De 82 000 trajets en 2018, les Monabike ont comptabilisé 250 000 trajets en 2019. « Pour 2020, on vise les 500 000 trajets. D’où les ajouts de stations et le développement du nombre de vélos en perspective », signale Marie-Pierre Gramaglia.

    Trottinette, gyropodes et skateboard

    Vu leur prolifération rapide — parfois anarchique — sur les espaces publics, les trottinettes électriques ont eu droit à une attention spéciale. Strictement interdites aux moins de 12 ans, leur usage nécessitera le port obligatoire d’un casque jusqu’à 18 ans. De même, cela devra s’accompagner de vêtement ou équipement rétro-réfléchissant, de frein, d’avertisseur sonore, de feux et de dispositif réfléchissant. Leur circulation est autorisée sur la chaussée, les voies de bus, les bandes et pistes cyclables. Elles sont interdites sur la chaussée sauf à être poussées à la main. Les hoverboards, gyropodes et monoroues sont autorisées à circuler uniquement sur les bandes et pistes cyclables. Mais interdites sur la chaussée ainsi que les trottoirs. Pour finir, les trottinettes, rollers et skateboards, seront comme les piétons, uniquement autorisées sur les trottoirs.

    « Dans le sens d’une ville durable »

    Combien de ces différents engins sillonnent désormais Monaco ? Impossible de le dire selon les conseillers tellement l’engouement se confirme jour après jour alors que l’utilisation des engins personnel de déplacement est pour l’heure encore interdite. « Ce sont des modes de déplacement que l’on considère comme devant être développés », assure Patrice Cellario. « L’émergence et le développement de ces engins permet d’imaginer une bascule vers un mode de déplacement plus sobre. C’est un challenge que l’on a à relever. Tout cela nous parait aller dans le sens d’une ville durable », ajoute Marie-Pierre Gramaglia. Ces nouvelles règles obligent à une modification du code de la route par ordonnance souveraine pour intégrer ces nouvelles infractions. Car bien sûr, leur non-respect entrainera automatiquement des sanctions variables selon la gravité des faits.

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