VTC : « Notre mesure n’est pas abrogée »

 

Article publié dans L’Obs’ n°135 (septembre 2014)

ECONOMIE/Depuis cet été les voitures de tourisme avec chauffeur (VTC) étrangères doivent payer une vignette de 1 800 euros/an pour pouvoir charger des clients en principauté. Autre obligation : faire une déclaration préalable de course. Un délai de 2 heures avant la prise en charge entre le 1er mai et le 31 octobre. Et de 4 heures entre le 1er novembre et le 30 avril. Le conseiller aux finances, Jean Castellini, a reçu pendant plus de 2 heures les représentants d’un collectif de VTC des Alpes-Maritimes : « Ils nous ont fait part de doléances. Nous les avons en partie écoutés. » Résultat, si l’achat de la vignette reste obligatoire, le délai de mise en conformité a été étendu. « Cette clémence prendra fin un jour. Car notre mesure n’est ni aménagée, ni abrogée », a prévenu Castellini devant les médias le 11 septembre, en justifiant cette politique par l’explosion du nombre de VTC en France : « 3 824 contre 413 en 2010. Dont 660 dans les Alpes-Maritimes. » Les professionnels du collectif des VTC français réclament des aménagements au gouvernement monégasque. « Les conditions ne sont pas toutes réunies pour qu’on se rencontre à nouveau, estime Castellini. Mais les propositions faites sont examinées par nos services. » Aussi appelées voitures de grandes remises, en France les VTC sont en concurrence depuis 2009 avec les taxis. Une loi favorable aux taxis dans leur guerre contre les VTC devait être votée à l’assemblée nationale le 18 septembre.