Vincent-Vatrican-@-Obs-P1000440

Vincent Vatrican
Critique exigeant

Article publié dans L’Obs’ n°134 (juillet-août 2014) :

CULTURE Vincent Vatrican dirige les archives audiovisuelles de Monaco depuis leur création en 1997. Discret, ce fou de cinéma, ancien critique aux Cahiers du Cinéma, a accepté de raconter son parcours à L’Obs’.

Chemise blanche portée sans cravate, pantalon foncé, lunettes noires à bords larges, Vincent Vatrican reçoit L’Obs’ dans son bureau. Chaque mur est flanqué d’une étagère remplie de dossiers, de livres et de revues consacrés au cinéma. La poignée de main est franche. On accepte un café. L’interview peut commencer. Pendant plus de deux heures le directeur des archives audiovisuelles va jouer le jeu. En acceptant de se raconter, sans langue de bois.

 

« Ramoge »

Né à Monaco le 13 septembre 1966, Vincent Vatrican évolue dans une famille où la fibre artistique est très présente. Sa mère, Nicole, est professeur de musique à l’académie de musique et au lycée. Elle termine sa carrière au poste d’adjointe au directeur de l’académie de musique. Son père, Alain, anime un ciné club dans les années 1960 à Grenoble, où il poursuit des études d’ingénieur scientifique. Il devient le premier secrétaire général du centre scientifique de Monaco (CSM). « C’est aussi le premier à s’être occupé de l’accord Ramoge, le traité de protection de l’environnement signé entre Monaco, la France et l’Italie en 1976, dont le nom vient des premières syllabes des villes de Saint RAphaël, MOnaco et GEnes. Aujourd’hui, le prix Ramoge porte son nom. Il est hélas décédé assez jeune. » A l’époque, des revues de cinéma trainent à la maison, notamment Les Cahiers du Cinéma.

 

« Choux »

Vincent Vatrican a un frère jumeau, Gilles, qui travaille dans les télécoms à Paris. Sa sœur aînée, Anne, a été élu au conseil national. Il grandit dans une famille où la culture et les arts sont très présents. Il reçoit une éducation qu’il qualifie de « plutôt stricte. D’ailleurs, à l’école, mes copains pouvaient parler du film montré la veille à la télé. Moi non, car on a eu la télévision plus tard. » Mais avec le recul, Vincent Vatrican ne regrette rien : « Je préfère avoir vu un cycle Howard Hawks (1896-1977) avec mon père, plutôt que La Soupe aux Choux (1981). » Parmi les valeurs que ses parents lui transmettent, Vincent Vatrican cite en premier la tolérance et l’exigence. Mais aussi l’écoute. « Parce qu’il y a toujours le besoin d’écouter l’autre et de s’enrichir à son contact. »

 

Brion

Alors qu’il est en seconde, il est un fidèle du ciné-club proposé par Claude-Jean Philippe sur Antenne 2, au début des années 1980. Mais aussi du Cinéma de minuit, proposé par l’historien du cinéma, Patrick Brion. « Deux émissions qui sont de véritables fenêtres sur la connaissance du cinéma. Car à l’époque, à Monaco, il n’y avait pas grand chose d’autre pour essayer de s’instruire en matière de cinéma. »

Après un bac d’économie, il entre à la faculté de Nice en 1984 pour suivre des études d’histoire. « Je ne savais pas encore ce que je voulais faire. Mais le cinéma m’avait déjà largement contaminé. Je décorais mes cahiers et mes livres de photos et d’affiches de cinéma. Je commençais aussi à faire des classements des meilleurs films ou des meilleurs cinéastes. »

 

« Amitiés »

Cet étudiant sérieux anime alors pendant un an un ciné-club au centre de la jeunesse de la princesse Stéphanie. Il projette notamment Excalibur (1981) de John Boorman ou L’argent de la vieille (1972) de Luigi Comencini. Pendant ses études à Nice, Vincent Vatrican avoue avoir assisté aux cours en assurant le « minimum syndical. » La faute à la découverte d’une forme de liberté, aux « potes », aux sorties… Mais Nice présente un autre avantage : sa cinémathèque. C’est là qu’il suit pendant trois ans les trois séances quotidiennes proposées à l’époque, week-ends compris. « J’ai développé là-bas des amitiés qui durent toujours. » Sinon, il est un étudiant comme beaucoup d’autres. Il s’intéresse au sport, qu’il regarde à la télé et qu’il pratique. Notamment le tennis et le football. D’ailleurs, il supporte évidemment l’AS Monaco.

MAG’/Entre 1989 et 1990, Vincent Vatrican étudie le cinéma à la Sorbonne. De Janvier à septembre 1990, il dirige Bande à Part, un magazine sans concession, consacré au cinéma. © Photo L’Obs’

Ecriture

Après avoir décroché une licence d’histoire à la faculté de lettres de Nice, direction Paris, où Vatrican obtient une maîtrise de cinéma à la Sorbonne. Là, il a pour professeurs des historiens du cinéma dont il a aimé les textes. Notamment Jacques Aumont, Marc Vernet ou Charles Tesson. « J’allais suivre le cours des maîtres… » C’est dans ce cadre qu’avec des amis il lance Bande à Part, une revue consacrée au cinéma. « Je dirigeais ce magazine très artisanal. Le siège était dans mon appartement que j’occupais avec deux co-locataires. On était en réaction avec les revues existantes. Evidemment, personne n’était payé. On a fini par laisser une ardoise et l’imprimeur nous a dit stop. Mais ça reste une belle expérience. » Il y aura 7 numéros, de janvier 1990 à septembre 1990. Ce qui lui permet de rencontrer pas mal de réalisateurs. Comme le cinéaste américain Robert Kramer (1939-1999) avec qui il noue une véritable amitié et sur lequel il écrira un livre en 2001 (1). Une étape décisive pendant laquelle il développe un véritable goût pour l’écriture.

 

Aéronautique

Alors il se lance. Il envoie une critique de film au rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, Thierry Jousse. « C’était Medicine Man (1992) de John McTiernan, avec Sean Connery. J’étais en vacances en Autriche, à Vienne, lorsque Thierry Jousse m’a téléphoné pour me dire qu’ils allaient publier mon papier. » Pendant quelques mois, Vatrican est pigiste pour cette prestigieuse revue spécialisée dans le cinéma. Avant d’intégrer le comité de rédaction en 1992. Mais impossible de vivre de cette activité. « On était payé à l’article. C’était 3 ou 4 fois moins que ce que payait Télérama. C’était une misère. » Du coup, il travaille à mi-temps au bureau parisien d’un homme d’affaires américain qui travaille dans l’aéronautique. « C’est purement alimentaire. Je m’occupe de la comptabilité et de l’administratif. Bref, rien à voir avec le cinéma. Mais aujourd’hui, cette expérience m’est utile pour la gestion des archives audiovisuelles. »

 

Positif

En interne, la logique de fonctionnement des Cahiers du Cinéma a été instaurée par le réalisateur et rédacteur en chef de ce magazine de 1963 à 1965, Jacques Rivette : « C’est le journaliste qui a le plus aimé un film qui en parle. Ce qui donne parfois de belles bagarres arbitrées par le rédacteur en chef pour savoir qui allait écrire le papier du mois. Même chose lorsqu’un film divisait la rédaction. » Approché par Télérama et Les Inrockuptibles, Vincent Vatrican repousse ces propositions : « Je ne me voyais pas travailler ailleurs qu’aux Cahiers du Cinéma. » Et encore moins question de se laisser séduire par une autre revue prestigieuse, Positif : « En dehors de la coloration politique, Positif et Les Cahiers sont aussi opposés que le sont Libération et Le Figaro. D’ailleurs, je me souviens avoir écrit pendant quelques mois un billet d’humeur dans lequel j’égratignais assez régulièrement Positif… »

QUALITE/Pour lui, l’émotivité est une qualité, « même si elle sert souvent à déstabiliser les gens. Je préfère des gens émotifs, directs et droits à ceux qui cachent leurs sentiments, et parfois un peu leur franchise. » © Photo L’Obs’

 

« Mou »

A l’intérieur de la rédaction, Vincent Vatrican explique avoir fait partie d’un petit groupe avec une vision « assez radicale » et des « positions tranchées », alors que selon lui, le magazine s’orientait vers une sorte de « ventre mou. » Il milite pour que soit mis en avant « le petit film fragile qui a besoin d’être défendu par la critique, même si ça n’est pas un chef d’œuvre absolu. Plutôt que de faire la couverture sur le énième film réussi de Tarantino, dont j’aime assez peu le cinéma. Parce que Tarantino n’a pas besoin de nous. » En 2014, Vincent Vatrican aurait fait la couverture des Cahiers du Cinéma avec Ida (2013), du cinéaste polonais Pawel Pawlikowski (voir notre chronique blu-ray publiée dans L’Obs’ n° 133). Ce qui donne d’ailleurs lieu à quelques accrochages. Notamment en 1995, lorsqu’Emir Kusturica reçoit la palme d’or à Cannes pour Underground. Opposé à ce film, Vatrican explique que les conférences de rédaction sont musclées : « Ça a charclé ! »

 

INA

Le déclic vient d’une visite du British Film Institute (BFI), à Londres. On est en 1995. « Je suis à la fois saisi et fasciné par cet univers. La dimension patrimoniale me touche. Cette dimension n’existe pas à Monaco. » En 1996, après avoir quitté Les Cahiers du Cinéma, il décide de soumettre un projet au gouvernement. Avec Jean-Philippe Bernard, il rédige un rapport de faisabilité de 500 pages articulé autour de deux grandes questions : pourquoi créer des archives audiovisuelles à Monaco ? Techniquement, comment faire ? Après avoir pris conseil à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) et fait le tour en principauté de toutes les institutions qui possèdent des archives, le rapport est transmis au gouvernement qui donne son feu vert en 1997. Il faut donc quitter Paris et revenir en principauté.

 

20 m2

C’est aussi en 1997 que Vincent Vatrican épouse Sophie, qui lui donne deux enfants : Gaëlle, 20 ans aujourd’hui, et Mathieu, 18 ans. Les archives audiovisuelles de Monaco sont officiellement lancées en juillet 1997 dans un local de 20 m2 au stade Louis II. Par souci de « réactivité », il est décidé de créer une association autonome plutôt qu’un service de l’Etat. Trop à l’étroit, les archives déménagent en avril 1999 au Garden House, un immeuble situé dans le quartier du jardin exotique. Sur place, 230 m2, puis 260 m2 depuis 2008, permettent à ce projet de prendre véritablement son envol. De gros travaux sont réalisés, notamment pour la sécurité, « car on conserve le patrimoine de l’Etat monégasque. »

 

Piratage

Il est alors temps de se mettre au boulot. Après avoir acheté en 1999 un studio pour numériser toutes les images tournées à Monaco, les effectifs passent assez vite de deux à cinq salariés. Aujourd’hui, ils sont dix, dont la moitié au département technique. Il faut dire que les archives abritent 50 000 documents audiovisuels et environ 300 000 photos. En 2004, Vincent Vatrican lance les Mardis du Cinéma (voir notre encadré). Restait à développer une expertise dans le traitement des films amateurs. Une occasion unique se présente. En 2006, neuf mois avant l’exposition d’été du Grimaldi Forum consacrée à la prince Grace, le prince Albert confie aux archives audiovisuelles les archives vidéo du palais : « On a nettoyé les pellicules à Paris dans des délais très courts, tout en prenant un maximum de précautions. » Pas question de risquer un piratage de ces images qui montre notamment les jeunes années du couple formé par le prince Rainier et la princesse Grace.

 

Trésors

Au final, « 30 à 35 minutes » d’images « utiles » ont pu être restaurées pour l’exposition Grace Kelly qui sera un succès pendant l’été 2007. Le commissaire de cette exposition, Frédéric Mitterrand, utilise une partie de ces images pour un documentaire de 52 minutes destiné à la télévision. « Depuis, pas un documentaire sur Monaco ne se monte sans que l’on fasse appel à nous », se félicite Vincent Vatrican. En centralisant les images d’une quarantaine d’institutions monégasques qui vont du Yacht Club, aux archives du palais en passant par la Société des Bains de Mer (SBM), les archives audiovisuelles ont amassé quelques trésors. Comme par exemple des images jamais vues et en couleurs du milliardaire et armateur grec Aristote Onassis (1906-1975) sur son yacht, le Christina O, en compagnie de la cantatrice grecque, Maria Callas (1923-1977).

 

« Contrepoint »

Une grande collecte de films amateurs a aussi été lancée en 1998. Ce qui a permis de récupérer 5 000 à 6 000 vidéos des années 1920 aux années 1980. Tout aussi précieux que les films officiels, ces documents montrent parfois l’envers du décor de l’époque. Au détour d’une bobine, on trouve quelques images rarissimes. Exemple : en 1956, lors du mariage de Grace Kelly et du prince Rainier, un film montre l’arrivée à la cathédrale de Monaco de l’actrice américaine Ava Gardner (1922-1990). « Ce film a été tourné par un amateur qui a eu la chance d’être au bon moment, au bon endroit. Ce sont les seules images d’Ava Gardner qui existent. On pensait même que personne n’avait filmé son arrivée. Ces images donnent un intéressant contrepoint aux images professionnelles. Il y a de la proximité, c’est brut. »

 

STOCKAGE/La nouvelle station de stockage et de distribution numérique des archives audiovisuelles de Monaco a coûté environ 1 million d’euros. © Photo Florent Mattei

Stockage

Professionnelles ou amateurs, le stockage de ces documents prend logiquement de plus en plus de place au fil du temps. Les quatre lieux de stockage affichent complet. Impossible de miser uniquement sur le numérique et la dématérialisation estime Vincent Vatrican : « C’est un mauvais calcul. Car il y a des risques de bugs ou de crash de disques durs. » Voilà pourquoi, les pellicules originales accumulées depuis 1997 sont conservées. En 2011, un plan « tout numérique » sur trois ans a été lancé. Son coût : 880 000 euros pour créer une infrastructure numérique de stockage et de diffusion des documents. La restauration numérique des films est aussi réalisée en principauté. « Pour un film tourné par Albert Ier, on a travaillé 5 mois pour restaurer 3 minutes. »

 

DCP

En revanche, lorsqu’une restauration photochimique est nécessaire, le travail est sous-traité à Paris chez « trois ou quatre labos, parce que c’est un travail potentiellement dangereux et que nos locaux sont en rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation. »

Contraint à louer des surfaces de stockage dans le privé et de réaliser des travaux pour adapter les locaux, Vincent Vatrican espère un déménagement depuis des années : « On est en saturation. L’objectif, c’est que nos archives soient publiques. On a donc besoin d’un lieu pour pouvoir les montrer. En 2008, dans le cadre du projet de L’Engelin, le bas du parcours Vita devait accueillir une zone d’éveil culturel. On a besoin de 1 000 m2, sans compter une salle de projection de 250 fauteuils et le stockage. » Autre projet, validé celui-là : le passage au numérique en 2015, avec l’utilisation du Digital Cinema Package (DCP), c’est-à-dire la copie numérique du film destinée aux salles professionnelles. Ce qui implique aussi l’achat d’un projecteur numérique. Une opération estimée entre « 60 000 et 80 000 euros. »

 

« Projets »

Lorsqu’on demande à Vincent Vatrican de jeter un rapide  coup d’œil dans le rétro, il est catégorique : « Il n’y a pas un matin où je me lève en me disant que je préfèrerais rester couché. Je me réalise dans chacun de mes projets. » Après avoir avoué travailler « en moyenne » 50 heures par semaines, il confie aussi que l’écriture lui manque. S’il n’a plus le temps nécessaire pour rédiger des critiques de films, il aimerait faire une encyclopédie du cinéma à Monaco. Objectif : « Raconter l’histoire du cinéma en principauté à travers des acteurs et des cinéastes passés par la Principauté. Et même en évoquant des projets qui n’ont pas vu le jour. » Un énorme travail qui suppose une sortie « au mieux en 2016. »

 

« Bébé »

En tout cas, le directeur des archives audiovisuelles jure qu’il n’a jamais eu envie de réaliser son propre film : « On peut être un très bon critique de cinéma et un mauvais cinéaste. » En revanche, il aimerait écrire un scénario, mais « à plusieurs mains », en refusant de citer des noms. Celui qui se décrit comme « critique » et « très exigeant », concède aussi « avoir le défaut de cette qualité. » D’un naturel à la fois calme et émotif, il voit plutôt l’émotivité comme une qualité, « même si elle sert souvent à déstabiliser les gens. Je préfère des gens émotifs, directs et droits à ceux qui cachent leurs sentiments et parfois un peu leur franchise. » Même s’il estime que les archives sont aussi un peu son « bébé », il jure toujours tenir compte des avis et des conseils extérieurs. D’ailleurs, les salariés croisés le tutoie tous. « Avec trois ou quatre mecs des archives on joue au foot le mercredi. On se décrasse… » L’exigence dans la bonne humeur.

_Raphaël Brun

(1) Trajets à travers le cinéma de Robert Kramer, dirigé par Vincent Vatrican et Cédric Venail, Institut de l’image, Aix-en-Provence (Editions Léo Scheer, 2001), 22 euros.

 

Sélection/

Ses 10 films préférés

 

Les Feux de la Rampe (Limelight, 1952) de Charles Chaplin

Voyage à Tokyo (1953) de Yasujirô Ozu

Sueurs Froides (Vertigo, 1958) d’Alfred Hitchcock

Le Mépris (1963) de Jean-Luc Godard

A nos Amours (1983) de Maurice Pialat

L’Âme Sœur (1985) de Fredi M. Mürer

Le Sacrifice (1986) d’Andreï Tarkovski

Le Val Abraham (Vale Abraão, 1993) de Manœl de Oliveira

Le Goût de la Cerise (1997) d’Abbas Kiarostami

Sicilia ! (1999)de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet

Happy birthday/

Les Mardis du Cinéma fêtent leurs 10 ans

D’octobre à juin 2015, les Mardis du Cinéma, devenus Tout l’art du Cinéma fêteront leurs 10 ans. Car désormais, cette manifestation inclus la projection de 16 films avec Les Mardis du Cinéma, mais aussi d’autres événements. « On veut créer des passerelles avec les autres structures culturelles, explique Vincent Vatrican. Voilà pourquoi on lance un « portrait d’artiste », en collaboration avec le Nouveau Musée National de Monaco (NMNM) et sa directrice, Marie-Claude Beaud (voir son portrait publié dans L’Obs’ n° 133). » Toujours sélectionné par Vincent Vatrican et par le rédacteur en chef de Bref, le magazine français du court métrage, Jacques Kermabon, ces films seront diffusés au théâtre des Variétés. Exception faite de l’avant-première du Dernier Métro (1980) de François Truffaut le 21 octobre au Grimaldi Forum, dans une version entièrement restaurée. Une projection réalisée avec la collaboration de la cinémathèque française. On ne ratera pas non plus, toujours en versions restaurées, La Porte du Paradis (1980) de Michael Cimino, Le Cuirassé Potemkine (1925) de Sergueï Mikhailovich Eisenstein et La Strada (1954) de Federico Fellini. _R. B.