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Un faux prince tente d’extorquer de l’argent à des notables

« Depuis plusieurs semaines, des individus en bande organisée usurpent l’identité de hautes personnalités de la Principauté et tentent d’entrer en contact avec des relations personnelles de celles-ci, des dirigeants de société ou des personnes à responsabilités, notamment par message électronique, SMS ou visio-conférence au moyen d’application de type WhatsApp », annonce le communiqué de presse, diffusé le 16 mars par le gouvernement dans lequel la sûreté publique appelle à la plus grande vigilance. La première usurpation d’identité survient le 27 septembre 2017. Selon Monaco-Matin qui a interrogé la première victime, la journaliste française Michèle Cotta, un individu ressemblant quasiment trait pour trait au prince a contacté la journaliste via l’application de messagerie WhatsApp. Dans une vidéo « surréaliste », l’usurpateur est installé dans une pièce qui ressemble au bureau du prince, et l’homme réclame de l’argent pour libérer un journaliste monégasque enlevé par un groupe islamiste. Michèle Cotta ne se fait pas berner et signale l’incident. Une enquête est ouverte par la sûreté publique qui n’a pas encore permis d’identifier le ou les auteurs. Mais ces derniers n’en sont pas restés là. Car il semblerait qu’au moins trois autres personnes, des dirigeants d’entreprises de la principauté aient été la cible de ces malfrats. L’un par WhatsApp en vidéo à nouveau et les deux autres par téléphone. Chaque fois, une aide financière est réclamée. « La manière d’opérer est élaborée. Des documents à l’entête d’organismes officiels de Monaco et apparemment signés par leurs responsables peuvent être transmis, de même que les appels peuvent afficher le numéro du standard téléphonique de ces organismes, souligne la police monégasque. La mise en scène a pour but d’obtenir, sous prétexte de régler un problème financier urgent, des transferts de fonds vers des comptes bancaires ouverts à l’étranger, notamment en Asie. » La sûreté publique invite à contacter la division de police judiciaire si de telles sollicitations devaient avoir lieu à nouveau au 93 15 30 15 et au pcto@gouv.mc.

 

écrit par Sophie Noachovitch