Un chèque sans provision
pour s’offrir une McLaren

L’affaire remonte à février 2016. Elle est jugée début décembre au tribunal correctionnel de Monaco. A l’époque, ce Français de 36 ans habitant d’Istres entre chez Monaco Luxury Cars. Il tombe sous le charme d’une McLaren d’une valeur de 198 000 euros. Il la commande et pour confirmer ce luxueux achat, le vendeur lui demande un chèque de 20 000 euros en forme d’acompte. Ce en quoi le trentenaire consent mais demande à ce que le chèque ne soit encaissé qu’à livraison. Mais par la suite, le concessionnaire n’a plus aucune nouvelle de ce curieux client. Absent lors de son procès, ce sont les magistrats qui ont décrit la situation de cet homme au casier judiciaire bien garni. Condamné à de nombreuses reprises pour vol, falsification, usage de chèques contrefaits, abus de confiance, escroquerie et abus de biens sociaux, l’homme avait expliqué aux policiers qu’il souffrait d’un cancer de l’œsophage au stade 3 puis sa version avait changé, lorsqu’il avait narré avoir été ruiné par son divorce. Ses précisions bancales n’ont pas convaincu le parquet qui a considéré qu’il s’agissait d’un chèque sans provision. Le tribunal a condamné le Français à 2 mois d’emprisonnement avec sursis et à 20 000 euros de dommages et intérêts pour le concessionnaire.

écrit par Sophie Noachovitch