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Sport : bon pour le cœur ?

SPORT-SANTÉ — Docteurs en science du mouvement humain, Mélanie Emile et Jérôme Vaulerin expliquent comment fonctionne votre cœur pendant un effort physique —

Lors d’une activité physique, le cœur doit répondre à de fortes sollicitations. Dans un premier temps, il doit délivrer un débit sanguin suffisant vers les muscles actifs pour faire face à l’effort demandé, avec une synergie des différents systèmes hormonaux, mécaniques, et métaboliques. Plus particulièrement : les adaptations centrales avec le débit cardiaque, la fréquence cardiaque, et le volume d’éjection systolique (volume de sang éjecté par chaque battement du ventricule), les adaptations périphériques, et la pression sanguine permettent au cœur de s’adapter.

Intensité des exercices

D’autres facteurs vont faire varier ses adaptations tels que le type d’exercices. En effet, sur des exercices d’intensité maximale très courts, l’augmentation de la fréquence cardiaque est modérée, alors que sur des exercices compris entre 30 et 60 secondes, nous avons une atteinte des valeurs maximales de la fréquence cardiaque. Sur des exercices intermittents ou fractionnés, plus un individu est entrainé, plus il y aura une différence importante entre la fréquence cardiaque de travail, et la fréquence cardiaque de récupération. La masse musculaire engagée dans l’exercice influence aussi les adaptations cardiaques. Pour un exercice effectué avec les bras, la fréquence cardiaque est plus basse que lors d’un travail effectué avec les jambes. La position va également jouer un rôle dans ses adaptations. En effet, en position allongée (exemple, natation) la fréquence cardiaque va être inférieure d’environ 10 battements/minute lors d’un effort sous maximale. La durée de l’exercice joue également un rôle dans l’augmentation de la fréquence cardiaque : un exercice supérieur à 60 minutes entraine une dérive cardiovasculaire causée par l’évaporation de la sueur, entrainant une déshydratation et donc une baisse de la volémie.

Conditions climatiques

Il en est de même pour les conditions climatiques. Les environnements difficiles jouent un rôle majeur dans les adaptations du cœur à l’activité physique. Plus précisément, dans des conditions de chaleur importante, il y a une dérive cardiaque due aux pertes sudorales. De plus, les caractéristiques d’un individu, à savoir l’hérédité, l’âge, le sexe, le niveau d’entraînement et les pathologies cardiovasculaires sont également des facteurs importants qui peuvent influencer directement ou indirectement les performances par le biais de la VO2 max (débit maximal d’oxygène).

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Cœur et musculation

Il est commun d’entendre que la musculation est risquée pour le cœur : « Il n’est pas justifié de craindre systématiquement la musculation si les règles de bonne pratique qui s’y appliquent sont respectées. Le bon encadrement, une réalisation correcte avec un mouvement dynamique sur toute l’amplitude, sans phase statique ni blocage de la respiration a glotte fermée inappropriées… », explique notamment le Professeur Carré. Or, le cœur est un muscle. Plus vous le ferez travailler meilleure sera votre fréquence cardiaque de repos et meilleure sera votre santé cardiovasculaire. D’autres facteurs influencent votre santé cardiovasculaire, notamment l’alimentation. Une alimentation équilibrée et variée est bénéfique pour votre cœur et limiterait le risque de maladies cardiovasculaires.

 

écrit par La rédaction