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Sochi : les athlètes se dévoilent

SPORT / Les 22èmes Jeux olympiques d’hiver se déroulent du 7 au 23 février à Sochi. L’Obs’ donne la parole aux 6 athlètes qui représentent Monaco à travers une interview classique et une interview décalée. A 20 ans Arnaud Alessandria est aligné en descente, super combiné et super G.

« Une grande fierté »

© Photo L’Obs’

>L’interview classique :
Difficile de se qualifier pour les JO en ski alpin ?
Il faut entrer dans un classement mondial. A savoir être dans les 500 premiers. En combiné je suis 167ème, 230ème en descente et 410ème en super G.

Votre objectif ?
Ce sont mes premiers JO. L’idée est donc de gagner un maximum d’expérience, de grandir et d’apprendre.

Quel sentiment procure une participation aux JO ?
Une grande joie et une grande fierté de pouvoir représenter mon pays.

Pourquoi avoir choisi le ski alpin ?
Au début c’était vraiment un loisir, puis j’ai commencé par une course de l’école du ski français (ESF) avant de m’inscrire au club, où je suis resté deux ans. Ensuite je suis entré en section sport étude au lycée de Saint-Etienne-de-Tinée. Puis au pôle France à Saint-Michel-de-Morienne. J’ai également intégré l’équipe de France de Coupe d’Europe avec qui je m’entraîne.

>L’interview décalée :
Votre film culte ?
Rasta Rocket (1993) de Jon Turteltaub. Je trouve que l’histoire est vraiment sympa.

Votre lieu de vacances préféré ?
Un endroit calme, quitte à être un peu isolé. Et surtout, à la montagne.

Votre pire surnom ?
C’est le surnom que j’ai encore aujourd’hui : on m’appelle Shrek.

Le cliché sur les sportifs que vous détestez ?
Qu’on dise qu’il n’y a que des abrutis dans le sport.

Si vous deviez passer 24h dans la peau d’une personnalité, ce serait laquelle ?
Bode Miller (skieur américain, quatre fois champion du monde et médaillé d’or aux JO de Vancouver en 2010, N.D.L.R.). Juste pour être à l’intérieur de sa tête et comprendre comment il fonctionne.

Votre personnage de film préféré ?
Les Barbapapas, une série télévisée créée en 1974. Parce qu’ils peuvent prendre l’apparence qu’ils veulent au moment où ils veulent !

Le meilleur conseil que vos parents vous aient donné ?
De ne jamais lâcher. De toujours aller au bout des choses.
_Propos recueillis par Romain Chardan

Disciplines/
Le ski alpin multiplie les pistes

Slalom, slalom géant, descente, super G et super combiné : les skieurs monégasques participent à 5 épreuves à Sochi. Considérée comme la discipline reine, la descente consiste à aller le plus vite possible en passant par des portes espacées d’au moins 30 mètres. En slalom, il faut passer entre des portes et des drapeaux dont l’espacement est assez faible. Deux pistes différentes sont au programme. Les temps sont additionnés pour définir le podium. Même chose, mais avec des portes plus espacées, pour le slalom géant. Le super G est un mélange entre le slalom géant et la descente, avec un seul essai accordé aux athlètes. Enfin, le super combiné est un mélange entre slalom et descente. Chez les hommes, le favori est l’Autrichien Marcel Hirscher, actuel leader de la Coupe du monde. Il est d’ailleurs l’un des candidats pour l’or en slalom et slalom géant (les 19 et 22 février). Autres skieurs à suivre : l’Américain Ted Ligety et le Norvégien Aksel Lund Svindal. Chez les femmes, l’Américaine Mikaela Shiffrin et la Suissesse Lara Gut figurent parmi les favorites. A noter les absences de Lindsey Vonn, Tessa Worley et Marion Rolland, toutes les trois blessées au genou. Chez les hommes, Evan Lysacek (hanche) et Hannes Reichelt (hernie discale) ont aussi dû déclarer forfait pour ces JO._R.C.

« Entrer dans les 30 premiers mondiaux »

SPORT/Olivier Jenot est le porte-drapeau de la délégation monégasque. A 26 ans, il participe à ses deuxièmes olympiades, après Turin en 2006.

© Photo L’Obs’

>L’interview classique :
Comment se sont passées vos qualifications ?
En ski alpin, le classement de la Fédération Internationale de Ski (FIS) est déterminant. Il faut être dans les 500 premiers mondiaux. Chaque année, une liste est publiée en juin. J’étais déjà sélectionnable pour l’ensemble des disciplines que je souhaite présenter. A savoir le super G, le super combiné, le slalom géant et le slalom. Donc depuis juin, j’étais sûr de participer à ces JO.

Vos objectifs ?
J’avais terminé 34ème à Turin, donc j’aimerais faire au moins aussi bien. Mais l’objectif c’est quand même d’essayer de rentrer dans les 30 premiers mondiaux sur une des 4 disciplines dans lesquelles je cours.

Pourquoi avoir choisi le ski ?
J’allais souvent en station avec mes parents. En fait, voir évoluer tous les jeunes en ski de groupe et se marrer ensemble me donnait envie d’y aller. Et puis je me suis mis à gagner des courses au niveau départemental, puis régional. Quand on gagne et qu’on aime ça, on continue. De fil en aiguille, j’en suis arrivé là aujourd’hui.

Votre réaction en apprenant que vous êtes le porte-drapeau ?
Une surprise et une joie immense. Je vais vraiment me rendre compte que je vais représenter Monaco. Je vais porter le drapeau devant tout le monde. Je suis très touché et heureux.

Comment s’organise votre vie au quotidien ?
J’ai fini mes études d’ingénieur en octobre dernier. J’ai concilié pendant 7 ans ski et études universitaires. Maintenant que j’ai terminé, je me consacre à 100 % au ski. On ne gagne pas sa vie en étant skieur. Mais heureusement on est énormément aidé par le comité olympique et la fédération monégasque de ski (FMS), ainsi que d’autres partenaires, notamment la fondation Cédric Flaujac.

>L’interview décalée :
La voiture dans laquelle vous roulez ?
Une Passat. Parce que c’est un break et que j’ai besoin de place pour mettre mes skis. De plus, la fédération est partenaire avec Volkswagen. Ce qui joue aussi.

L’émission de télé que vous ne ratez jamais ?
En ce moment c’est The Voice. Parce que j’aime le côté découverte d’une personne et des ses qualités cachées. Ce qui m’intéresse dans ce jeu, c’est notamment la partie à l’aveugle.

Votre pire surnom ?
« Mimosa. » Mais c’est un surnom que j’aime bien. Pour beaucoup de gens c’est affreux, mais pas pour moi. C’est mon parrain qui me l’a donné. C’est par rapport au fils de Popeye et Olive.

Votre meilleur ami dans le milieu sportif ?
Adam Zampa, un Slovaque, avec qui j’ai partagé ma préparation cet été et cet automne. C’est un bon déconneur.

La personne la plus connue dans votre répertoire ?
Veronika Velez Zuzulová, une skieuse alpine slovaque, 3ème mondiale en slalom. Avant j’avais Clint Eastwood. Mais c’était un faux numéro dont on s’est servi pour faire une blague à un pote !

Votre site internet ou application préféré ?
Adams, le site sur lequel les sportifs doivent se localiser dans le cadre de la lutte anti-dopage. Comme en ski on bouge souvent, je l’utilise tous les jours.

Votre injure préférée ?
« Câlisse de crisse » ! Mon meilleur pote est au Québec. Là bas, tout est religieux. Et plus on rajoute de mots, plus l’insulte est forte. « Osti câlisse de crisse tabernacle ! », ce serait une belle insulte (rires).
_Propos recueillis par Romain Chardan

« Rien n’empêche de rêver de la médaille »

SPORT / La skieuse monégasque Alexandra Coletti participe à ses 3èmes JO. A 30 ans, elle aborde la compétition avec confiance, malgré une préparation perturbée par des blessures.

© Photo L’Obs’

>L’interview classique :
Vous êtes remise de vos blessures ?
Oui. Mais ma préparation a été difficile parce que j’ai souvent eu des arrêts. Une opération au dos en février. Puis fin septembre, lors d’un stage de préparation de vitesse au Chili, je me suis cassée la malléole externe. A mon retour, lors de la première course de Coupe du monde en Europe, je me suis cassée le scaphoïde. Bref, ça n’a pas été facile. Mais j’ai pu m’entraîner quand même.

Physiquement, vous vous sentez prête ?
Oui. Même si je dois skier avec un poignet « strappé. » Mais c’est toujours mieux que de skier avec une attelle.

Vos objectifs ?
Entrer dans les 20 premières. Ce sont mes 3èmes JO. Il y a 4 ans, j’avais terminé 19ème en super combiné, 23ème en Super G et 24ème en descente. Là j’espère vraiment entrer dans les 20 premières dans les 3 disciplines.

Quand on se prépare pour des JO, c’est frustrant de ne pas penser à la médaille ?
Non pas du tout. Après on a toujours ce rêve. Ça peut se jouer à pas grand chose. La semaine dernière(1), en compétition, on était 30 filles à se tenir en 1 seconde 80. Donc avec une faute en moins, on peut gagner 10 places. On ne sait jamais ce qui peut se passer le jour J. Tout se joue sur une course. Les conditions météo jouent énormément aussi. Donc rien n’empêche de rêver à la médaille. Mais l’objectif, c’est le top 20.

Vous êtes sportive de haut niveau. Vous avez une activité annexe ?
Je vis en partie grâce au ski, par le biais des sponsors. Je suis également employée par l’Education Nationale comme animatrice. Après mon bac, je n’ai pas pu aller à l’université. Parce que le ski, c’est très exigeant. Cela représente quand même 6 à 7 heures d’entraînement physique par jour. Sans compter le temps passé sur les pistes.

>L’interview décalée :
Votre film culte ?
Top Gun (1986) de Tony Scott. Parce que j’aime beaucoup Tom Cruise.

Votre plat préféré ?
La pizza. Ça me rappelle l’Italie. C’est quelque chose de convivial, que l’on mange entre amis. C’est un plat qu’on partage souvent quand on mange dehors ou à la maison.

Votre credo ?
« Keep fighting and believe in yourself » (Continue à te battre et crois en toi).

Ce qui t’énerve le plus chez les sportifs ?
Quand certains arrivent sur le podium, mais qu’ils font la tête parce qu’ils n’ont pas gagné. Des gens qui sont déçus de leur compétition, alors que ça reste un super résultat.

Votre passion cachée ?
Télécharger des séries télévisées. Mais légalement !

Votre injure préférée ?
Merde ! C’est quelque chose qui revient souvent…

Si vous deviez passer 24 heures dans la peau d’une personnalité ?
Julia Roberts. Parce que ça a toujours été mon actrice préférée.
_Propos recueillis par Romain Chardan

(1) L’interview a été réalisée le 29 janvier.

« Être prêt pour 2018 »

SPORT / Rudy Rinaldi, médaillé de bronze aux JO de la Jeunesse en 2012, découvre les JO. Remplaçant en bobsleigh, il va emmagasiner de l’expérience en vue des prochains Jeux de 2018.

© Photo L’Obs’

>L’interview classique :
Votre parcours ?
En 2008, mon frère faisait du bob. Il m’a demandé de venir essayer parce qu’il y avait les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) qui se préparaient. J’ai tout de suite accroché. J’étais plutôt bon. J’ai tenté les qualifications pour les JOJ et c’est passé. On a décroché le bronze. Maintenant l’objectif ce sont les prochains jeux dans 4 ans !

Vous continuez vos études en parallèle ?
J’ai arrêté l’an dernier pour pouvoir m’entraîner tous les jours. J’étais en BTS mais je partais trop souvent et j’avais du mal à suivre. Depuis le début de l’année, je m’entraîne au moins 6 heures par jour. Or, il faut savoir que sur un mois, je suis en déplacement pendant deux à trois semaines.

Votre objectif à Sochi ?
Recueillir un maximum d’expérience pour 2018.

Comment on se prépare quand on ne vise pas une médaille ?
Exactement pareil. Je pars du principe que si je fais quelque chose, je le fais à fond. Et que ce n’est pas parce qu’on est une petite nation, qu’on n’est pas forcément « addict » des jeux d’hiver et qu’on n’a pas une chance de réussir. La preuve, j’ai obtenu une médaille aux JOJ. Et s’il faut que je m’entraîne plus que les autres pour y arriver, je le ferai.

>L’interview décalée :
Votre film préféré ?
Ip Man (2008) de Wilson Yip. J’ai vraiment beaucoup apprécié les combats. Il est un peu seul contre tous, mais il s’en sort. C’est un peu la façon dont je vois les choses. Et puis, j’ai toujours été passionné par les sports de combat.

La personnalité que vous rêveriez de rencontrer ?
Il y en a aucune, parce que ce sont tous des humains. Quand je vois une star, je ne suis pas du style à aller la voir.

Votre pire surnom ?
On m’appelait “Gros”. Mais avant, quand j’avais 5 ou 6 ans, c’était “Rud’ à la compote”.

Si vous pouviez passer 24h dans la peau de quelqu’un ?
Ip Man !

Votre lieu de vacances préféré ?
Chaque année je pars en camping, là où il n’y a personne, pour être au calme. Sinon, j’aimerais aller aux Etats-Unis car je n’y suis jamais allé.

Votre meilleur ami dans le milieu sportif ?
Mon pousseur, Thibaut Demarthon. Ou Patrice Servelle.

Votre fond d’écran d’ordinateur ?
Une photo de Mohammed Ali où est inscrite la phrase : « Je déteste chaque minute des entraînements. Mais je préfère souffrir maintenant et vivre le reste de ma vie comme un champion. »
_Propos recueillis par Romain Chardan

Bobsleigh/
Monaco à la lutte avec la Jamaïque

En bobsleigh à deux, la course se déroule sur 4 manches. C’est à l’issue de la 4ème manche, prévue le 17 février, que les médailles sont décernées. Monaco, qui vise une place dans les 20 premiers, a pour objectif de participer à cette 4ème et dernière manche. La Jamaïque, qualifiée de dernière minute, doit aussi se battre pour entrer dans ce classement.
Mais les favoris sont les équipages américains, suisses, allemands et russes. Parmi les têtes d’affiches du bob à deux, on devrait retrouver le quinté qui composait le classement final de la Coupe du monde de bob à deux. Avec les Américains Steven Holcomb (1er) et Cory Butner (4ème), le Suisse Beat Hefti (2ème), l’Allemand Francesco Friedrich (3ème) et le Russe Alexander Zubkov (5ème), également porte-drapeau de son pays._R.C.

« Je me bats contre moi-même »

SPORT / A 42 ans, Sébastien Gattuso, coordinateur du sport de haut niveau au sein du comité olympique monégasque, est l’athlète le plus âgé de la sélection monégasque (1).

© Photo L’Obs’

>L’interview classique :
Vous êtes passés par les qualifications ?
On est passé par les Coupes d’Amérique qui sont la deuxième division du bobsleigh. On a joué tout le temps les 6 premières places. Patrice Servelle est un pilote d’expérience, le matériel était très bon, la poussée convenable… Il y avait des concurrents d’un très bon niveau, mais on s’en est bien sorti.

Vos objectifs cette année ?
Cette année, on vise la 20ème place. Il faudra donc atteindre la 4ème manche. Il y a 30 bobs au JO et les 10 derniers ne feront pas cette 4ème manche. Si on la fait, ce sera comme une finale.

Vous ne pensez pas à la médaille ?
Il faut être assez concret et intelligent dans ce qu’on fait, ne pas se mentir à soi-même. On est athlète, on voit son niveau, où on se situe par rapport aux autres. Je pense que les 5 ou 6 premières places, ce n’est pas impossible.

Une médaille, c’est vraiment impossible ?
C’est comme si quand je courrais le 100 mètres en 10’’50, j’avais dit que le lendemain je les ferai en 10 secondes pour avoir la médaille. Mais on travaille pour s’améliorer et essayer de gratter quelques places au classement général.

Votre avis sur la présence des Jamaïcains ?
C’est magnifique. On rigole d’eux, mais sur 90 bobs, ils ont terminé dans les 30 premiers. Ce sont deux gros physiques, deux athlètes qui vont pousser très, très fort. Ils sont peut-être même dans les 10 meilleures poussées. Ce sont de bons athlètes, peut-être un peu moins forts en pilotage, mais au cumul de la poussée et du pilotage, ça peut donner quelques chose de très costaud.

Vous pensez finir devant eux ?
On l’espère, bien sûr. Ce n’est pas forcément un objectif. Moi je me bats contre moi-même. Il vaut mieux se concentrer sur soi-même pour ne pas avoir de regrets par la suite. Le bilan se fait une fois la course terminée.

Votre quotidien en dehors du bobsleigh ?
Je suis coordinateur de sport de haut niveau et je m’occupe d’athlètes. Je suis aussi chef de mission sur des événements comme les Jeux des Petits Etats, les JO de Londres ou les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) notamment en 2012.

>L’interview décalée :
La personnalité que vous rêveriez de rencontrer ?
Le Pape François, parce qu’il a un peu innové. Il a bousculé un peu le protocole. A son élection, il a demandé qu’on prie pour lui, il s’est mis à la place du peuple. Il ne veut pas trop de protocole, il cherche à être simple. Il est accessible tout en ayant de grosses responsabilités, un peu comme le prince Albert.

Le bruit que vous ne supportez pas ?
Les cris d’enfants et les pleurs.

La personnalité à laquelle vous ressemblez ?
On me dit que j’ai des ressemblances avec Robert de Niro. J’y crois pas trop, mais bon… Je prends !

L’actrice avec laquelle vous rêveriez de dîner ?
Monica Bellucci, ce serait sympa.

Le site internet où vous allez le plus souvent ?
L’Équipe.fr, j’y suis tout le temps. Le bon coin aussi.
_Propos recueillis par Romain Chardan

(1) Sébastien Gattuso a participé aux Jeux d’hiver en 2002 et 2010 et aux Jeux d’été en 2004 et 2008 sur 100 mètres.

« Un rêve devenu réalité »

SPORT / Pilote de bob à deux et pousseur en bob à quatre, Patrice Servelle est aussi pompier. A 39 ans, il participe pour la 4ème fois à des JO.

 

© Photo L’Obs’

>L’interview classique :
Passer par des qualifications vous a permis de vous jauger par rapport aux autres ?
Oui. On a les compétitions internationales pour savoir quel est notre niveau. C’est pour ça que quand non nous demande quel est notre objectif, on répond par rapport au niveau international auquel on s’est frotté.

Votre avis sur la qualification de la Jamaïque en bob à deux ?
C’est très bien pour le sport en général. On a besoin des nations comme la Jamaïque, comme de Monaco d’ailleurs. On fait partie du monde et on a besoin de représenter notre pays, comme le font les autres pays.

Pourquoi avoir choisi le bobsleigh ?
C’est un peu par hasard. Mon père avait vu l’annonce dans Nice-Matin. Je ne savais pas trop ce que c’était. Pour moi, le bob c’était la poussée sur le port. Quand j’ai participé aux sélections, on m’a un peu expliqué. On m’a dit que c’était un sport qui va vite, qui pouvait aussi être dangereux. Quand j’ai essayé à Saint-Moritz, j’ai tout de suite aimé.

La difficulté principale pour un pilote ?
Ce n’est pas un engin qu’on pilote tous les jours, mais plutôt tous les 6 mois. Or c’est quand même très sensible. C’est la grosse difficulté. Il faut aussi apprendre les pistes et les trajectoires aussi.

Votre vision des JO ?
Au début, aller aux JO était un rêve inaccessible, puisque j’étais français. Alors, je me suis dit que je ferai les Coupes du monde et d’Europe avec Monaco. Mais pas les JO. Mais en tant qu’athlète, le but ultime c’est quand même de participer aux JO… Quand j’ai été naturalisé monégasque et que le prince est venu me proposer les jeux de Park City (la piste de bobsleigh des JO de Salt Lake City en 2002, N.D.L.R.), je me suis dit « ça y est c’est une réalité. » Depuis, c’est un rêve qui est devenu réalité, un conte de fée.

>L’interview décalée :
Votre voiture ?
Une Audi A1. Elle plaît à ma copine.

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner ?
Angelina Jolie. Je trouve que c’est la plus belle femme du monde.

Si vous deviez passer 24h dans la peau d’une célébrité ?
Brad Pitt. Pour Angelina Jolie, forcément…

Votre pire surnom ?
“Chicken”, parce que j’ai des jambes maigres et le haut du corps assez imposant.

Votre disque préféré ?
Home of the Brave, une chanson de l’album The Seventh One (1988) de Toto. C’est ce que j’écoute avant la compétition.

Votre petit déjeuner ?
En général, 4 œufs et du porridge.

La personne la plus connue de votre répertoire ?
Albert Grimaldi.

Le fond d’écran de l’ordi ?
Le lac de Lake Louise au Canada. J’adore la montagne et la nature.
_Propos recueillis par Romain Chardan