Marco-Piccinini

Qui pour succéder à Marco Piccinini ?

POLITIQUE / C’est dans un communiqué, mardi 23 octobre, que le conseiller pour les finances, Marco Piccinini, a annoncé son départ du gouvernement. « Le prince souverain a pris acte de cette demande et l’a acceptée sous réserve que M. Marco Piccinini continue à exercer ses fonctions de conseiller de gouvernement jusqu’au moment où il aura été procédé à la nomination de son successeur », indique ce communiqué du palais princier. Nommé et officiellement entré dans ses fonctions le 14 janvier 2011, Marco Piccinini a donc décidé de s’en aller,alors que des rumeurs sur son départ courraient depuis plusieurs mois déjà. Reste à identifier les véritables raisons de cette décision. Lassitude ou simple volonté de retourner travailler dans le secteur privé ? Toutes les hypothèses restent ouvertes. Alors que les débats très chauds lors du budget rectificatif 2012 (lire L’Obs’ n°114) et l’échange verbal assez musclé avec l’élu Christophe Spiliotis ont peut-être précipité la décision du conseiller pour les finances.
Nommé ambassadeur en 2009, Marco Piccinini aura donc été au service de l’Etat monégasque pendant environ 3 ans. Né le 2 juillet 1952 à Rome (Italie), Piccinini s’est installé en principauté en 1972 et s’est imposé dans le monde de l’entreprise et du sport en devenant notamment l’un des co-fondateurs de la Société monégasque de constructions automobiles, qui lancera quelques Formule 3. En 1977, c’est Enzo Ferrari, lui-même, qui aurait fait appel à Marco Piccinini pour prendre en charge la direction sportive de Ferrari. Un poste que Piccinini occupera pendant 11 ans, jusqu’en 1988. Ce passionné de sport a aussi une belle expérience dans le secteur bancaire et industriel. Et il a aussi fréquenté quelques conseils d’administrations prestigieux, notamment Church’s, une entreprise anglaise créée en 1873, spécialisée dans la chaussure de luxe et qui fait partie du groupe Prada, ou la Compagnie monégasque de banque (CMB) et la Société des bains de mer (SBM) de 1998 à 2009. Naturalisé monégasque en 2003, Marco Piccinini a été nommé ambassadeur de Monaco pour la Chine et l’Inde en 2009.
Désormais, reste à savoir où il rebondira et quand. Mais aussi, qui lui succèdera. Du coup, il n’est pas sûr que le conseiller pour les finances puisse défendre le budget primitif 2013, même s’il a bien sûr travaillé dessus. Quant au profil de son successeur, tout semble possible. Est-ce qu’il viendra de l’administration monégasque ou de l’extérieur ?
Seule certitude, le prochain conseiller pour les finances devra poursuivre la mission engagée par Piccinini. A savoir doper les recettes et convaincre de riches étrangers de venir s’installer en principauté. Tout en dialoguant avec la France, notamment sur les questions liées au partage de la TVA, ou avec l’Italie à propos de la négociation autour d’un accord fiscal. Avec en ligne de mire, réussir ce qui a été promis à plusieurs reprises par le ministre d’Etat, Michel Roger : atteindre l’équilibre budgétaire d’ici 2014.