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L’année 2019 de la police en huit dates clés

Sûreté publique — Si les faits de délinquance ont encore baissé en principauté, selon les chiffres révélés par la sûreté publique lors de la cérémonie des vœux le 13 janvier dernier, plusieurs événements plus ou moins graves sont venus émailler le quotidien des quelque 577 policiers qui protègent la principauté —

A commencer par l’inauguration, le 22 février 2019, du complexe hôtelier One Monte-Carlo en plein Carré d’Or. Par la présence de nombreux commerces de luxe en plein air, la police a dû réadapter sa sécurité globale de cette zone importante pour le pays. Cela est notamment passé par un renforcement de l’effectif policier sur place. Le 24 mars 2019, la visite inédite du président chinois en exercice Xi Jinping a été un sacré challenge à relever pour les équipes de Richard Marangoni. Les Chinois exigeaient des mesures drastiques pour assurer la sécurité de leur président. Plus de 400 fonctionnaires sur des vacations de plus de 12 heures ont été mobilisés à cette occasion. Un drone avait été déployé dans les airs, 1 400 barrières posées. La police se devait de sécuriser le centre hospitalier aussi bien que l’hôtel Hermitage dans lequel le chef de l’État chinois a fait une micro-halte. La circulation avait été barrée et des contrôles sur les accès terrestres, aériens et maritimes avaient été mis en place.

Grue, super car et tentative d’homicide

Côté fait-divers, l’effondrement d’une grue le 30 mai 2019 a donné des sueurs froides aux autorités. Si aucun blessé n’a été à déplorer miraculeusement sur la route où est tombée la grue, le grutier a lui été victime d’un grave incident de santé. Des investigations « minutieuses » ont été menées par la police scientifique qui a procédé à plusieurs relevés techniques. C’est concomitamment, du 30 mai au 2 juin 2019, que 140 policiers ont été mobilisés pour l’événement Top Marques, un an après des débordements observés sur la voie publique par des super cars. En trois jours, 101 véhicules (voitures et deux-roues) ont été placés en fourrière. Le 22 août 2019, c’est un fait-divers sordide qui agite la saison estivale traditionnellement calme de la principauté. Une femme est victime d’une tentative d’homicide. Son conjoint lui a asséné 19 coups de couteau, la blessant grièvement. Encore une fois, c’est la sûreté publique qui a effectué les constations d’usage et qui continue de mener l’enquête avant de probables poursuites judiciaires.

Épisodes climatiques majeurs

Le 20 septembre 2019, un cambrioleur est interpellé par la sûreté. « Des moyens sans précédents » ont été mis en œuvre rapporte la sûreté monégasque. Le délinquant est alors arrêté en moins d’une semaine. On ne connaît pas le montant du butin emporté, la police indique juste qu’il est « faible voire inexistant ». Depuis, une attention particulière a été portée sur les immeubles de haut standing accessible en escaladant leurs parois. Le mode opératoire choisi par le cambrioleur arrêté. Le 28 septembre 2019, la sûreté publique doit intervenir pour venir en aide à plus de 1 000 croisiéristes du bateau Azura qui ne pouvaient plus regagner leur bateau à Villefranche-sur-Mer à cause de mauvaises conditions météorologiques. 51 fonctionnaires de police ont alors été mobilisés en relation avec la Croix-Rouge monégasque de 17h à 6h le lendemain. Ils étaient chargés d’assurer la supervision des 19 rotations de bus entre Monaco et Villefranche « afin d’assurer le retour des touristes sur leur bateau ». Enfin, dernier fait particulièrement grave le 23 novembre 2019 quand la principauté est frappée « par un épisode climatique majeur ». La police est appelée en urgence pour venir en aide aux coureurs et marcheurs de la No Finish Line mais aussi aux clients du restaurant les Perles de Monaco, coincés en bout de quai.

Un directeur-adjoint à la sûreté publique

NOMINATION — C’était déjà officieusement son bras droit. Depuis le 10 janvier dernier, la nomination du commissaire-principal Régis Bastide comme directeur-adjoint a été officialisée par une parution au Journal officiel. Un poste resté vacant de longues années et dont la Sûreté publique ne s’est pas faite l’écho. C’est pourtant une situation inédite puisque ce sont maintenant deux Monégasques qui trustent les places les plus éminentes de la police du pays. Âgé de 44 ans, Régis Bastide occupait jusqu’alors le poste de chef de la division de l’administration et de la formation. Depuis son intégration à la Sûreté publique en 2003, le Monégasque est passé par différents services notamment la police judiciaire au sein de la brigade des stupéfiants et de la section des enquêtes financières.