La-Grande-Bastide

Points de vente collectifs
La sélection de L’Obs’

Article publié dans L’Obs’ n°134 (juillet-août 2014) :

CONSO/Comment acheter de bons produits, directement du producteur au consommateur ? En misant sur les points de vente collectifs. L’Obs’ en a sélectionné cinq dans la région.

> Le plus proche

Le Panier de la Manda

En mars 2014 était inauguré un nouveau point de vente directe collectif : Le Panier de la Manda (Lou Cavagnou de la Manda en niçois). 28 agriculteurs des Alpes-Maritimes se sont fédérés autour de cette initiative soutenue par la Chambre d’agriculture du département. La majorité d’entre eux proviennent des vallées de la Tinée et de La Vésubie. Sur les étals, on retrouve notamment viandes (agneau, boeuf,…), volailles, miels, sirops de safran, confitures, soupes ou encore du vin de Bellet. Certains produits sont proposés à la vente par des producteurs des départements voisins. Le prix du kilo de pommes de terre s’élevait début juillet à 2,50 euros et celui de la bouteille de vin de Bellet (domaine de la Source) était compris entre 17 et 30 euros.

 : Avenue du Train des Pignes, 06 670 Colomars

Quand : ouvert du mercredi au samedi de 9 à 19h et le dimanche de 9h à 13h.

Trajet : à 35 km de Monaco, à environ 40 mn en voiture.

Renseignements : 09 67 41 00 54.

> Le Varois

Les producteurs de la Grande Bastide

La Grande Bastide a été lancée en 2009 à Roquebrune-sur-Argens. Ce point de vente collectif regroupe une trentaine de producteurs qui vend fromages, produits à base de canard, viandes, huiles, fruits et légumes de saison. En été, on trouve pêche, melon, abricot, cerise, tomate, courgette, aubergine entre autres. Mais aussi des produits bio, alcool (vins, bière à la châtaigne) et fleurs. Les poissons sont pêchés les mercredi, vendredi et samedi matin. Des plats cuisinés sont aussi proposés à la vente (escargots, daube, soupe, cassoulet,…). A noter que les producteurs de la Grande Bastide proposent la confection de paniers gourmands sur demande.

 : Chemin de la Rouvière, 83 520 Roquebrune-sur-Argens

Quand : en saison, du lundi au samedi de 9h à 12h30 et de 15h à 19h, et aussi le dimanche du 29 juin au 31 août de 9h à 12h30. Hors saison, du mardi au samedi de 9h à 12h30 et de 15h à 18h30.

Trajet : à 96 km de Monaco, à 1h15 en voiture.

Renseignements : 06 01 17 66 13 ou gdebastide@gmail.com

 

> L’hebdomadaire

Bio d’ici

Chaque samedi matin, la coopérative Bio d’ici tient son marché de produits bio sur le parvis de la Maison de Pays. Ce point de vente a été créé en 2010 à la demande d’habitants de Puget-Théniers et des environs, désireux de consommer bio. Huit producteurs labellisés bio sont présents sur le marché. Le client peut acheter des fromages de brebis et de chèvre, de l’huile d’olive, de la viande, du miel à la lavande. Ou encore certaines variétés de légumes et de fruits rares, comme des tomates ananas. Côté prix, début juillet, les 6 œufs étaient affichés à 2,50 euros. Tout comme la barquette de 200 g de fraises. Bio naturellement.

 : Parvis de la Maison de Pays, 06 260 Puget-Théniers

Quand : chaque samedi matin entre 9h et 12h30, d’avril à octobre.

Trajet : à 78 km de Monaco, à environ 1h20 en voiture.

Renseignements : 06 12 23 11 99

> Le pionnier

Le Marché de nos collines

Créé en octobre 2003 sur la commune du Rouret, Le Marché de nos collines rassemble près d’une trentaine de producteurs locaux. Ce magasin de vente directe est installé depuis l’an dernier au sein de la Maison du Terroir, dédiée aux savoir-faire locaux. Dirigée par Bruno Gabelier, cette coopérative agricole met en vente, entre autres mets, fromages, légumes, fruits, viandes et poissons bio, volailles, vins, miels, huile d’olive et produits à base de canard. On peut aussi trouver de la truffe noire, cultivée depuis 18 ans au Rouret. A titre d’exemple, début juillet, le kilo de tomates rondes bio était vendu 2,10 euros et le kilo de carottes fanes 2,20 euros. Pour les aubergines, compter 3 euros/kg.

 : Maison du Terroir, 9 route d’Opio, 06 650 Le Rouret

Quand : ouvert toute l’année, du mardi au samedi entre 8h30 et 19h et le dimanche de 9h à 12h30.

Trajet : à 50 km de Monaco, à environ 50 minutes en voiture.

Renseignements : 04-93-77-34-21

 

>L’Italien

Le Riunite

Direction l’Italie et Savone où Le Riunite, une coopérative créée dans les années 1940, dispose de quatre points de vente situés à Savone, Finale Ligure, Sportono et Celle Ligure. Son credo : les produits labellisés « kilomètre zéro », c’est-à-dire provenant des champs et élevages voisins. Au Riunite, le client trouve parmi la multitude de produits à la vente, le fameux abricot de Valleggia. Cette variété ligurienne extrêmement rare et juteuse d’abricots a été estampillée « sentinelle slow food » par l’association éponyme car menacée d’extinction. Comptez 4 à 5 euros le kilo d’abricots et 1 à 2 euros pour le kilo de tomates cœur de bœuf.

 : Corso Ricci 239r, Savone

Quand : Toute l’année, tous les jours de 7h15 à 13h.

Trajet : à 140 km de Monaco, à environ 1h30 en voiture.

Renseignements : www.leriunite.it

 

4 questions à…

Vincent Markovic,

responsable « circuits courts » chez Agribio 06

Pourquoi les producteurs se lancent dans la vente collective ?

Pour se retrouver tous ensemble et pouvoir vendre en direct au consommateur. Le concept des points de vente collectifs (PVC) a séduit les producteurs. Ils cherchent à ce que la vente leur prenne le moins de temps possible. Dans le cas des PVC, ils sont sur place à tour de rôle. Il y a donc toujours un agriculteur sur place. C’est indispensable.

 

Cette tendance va se développer dans les Alpes-Maritimes ?

On ne dénombre pas énormément de terres agricoles dans les Alpes-Maritimes. Environ un millier, dont 207 en agriculture bio. Les producteurs ont besoin de commercialiser leurs produits. Or, les marchés de plein vent s’essoufflent. D’autres moyens sont mis en avant comme les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) et les PVC. Mais les PVC sont compliqués à monter. Ça demande un à deux ans. Mais ce système de vente est amené à se développer.

 

Quelle clientèle attire les PVC ?

D’un côté, les personnes qui sont « historiquement » sensibilisées à la fraîcheur des produits, bio ou non, et qui privilégient le lien direct entre producteur et consommateur. De l’autre, de nouveaux clients qui viennent en raison de la succession de scandales alimentaires et qui ont développé une méfiance vis-à-vis des plats préparés. Ils se disent que les productions locales ne sont pas aussi intensives et qu’elles utilisent moins de produits phytosanitaires. Voire pas du tout, comme c’est le cas en agriculture bio.

 

Les avantages pour le client ?

Il y en a deux. D’abord la fraîcheur des produits car les fruits et légumes sont ramassés la veille ou l’avant-veille. Les autres produits sont conditionnés en fonction de la demande. Ensuite, le prix est aussi un avantage. Il n’y a plus d’intermédiaire. Clients et producteurs s’y retrouvent. Les tarifs se rapprochent sensiblement de ceux pratiqués en grande surface. De plus, il faut noter que nous avons des produits haut de gamme dans le département.

_Propos recueillis par Adrien Paredes

écrit par Adrien