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Nouvelle polémique autour de la SBM

SOCIÉTÉ/Fustiger la Société des bains de mer est un grand classique de la vie politique monégasque. L’UP monte un cran plus haut, en demandant la tête de sa direction générale.

 

La dernière polémique autour de la SBM est éloquente. Illustrant comment une simple interview peut entraîner des réactions en cascade, pour pas grand chose. Une petite phrase de la secrétaire générale de la Société des bains de mer, publiée le 23 décembre, a mis le feu aux poudres. Agnès Puons avait juste indiqué que « la SBM (allait) devenir une société normale ». Un crime de lèse-majesté qui a provoqué des torpilles immédiates du conseil national. « Parle-t-elle en son nom ? En celui du conseil d’administration ou de son actionnaire principal ? » se sont insurgés des élus de la majorité Horizon Monaco vent debout, dénonçant une « tendance qui consiste depuis ces dernières années à balayer l’histoire de cette société emblématique ». « Ce fleuron de l’histoire monégasque a toujours su, au cours des années, assurer un rôle social sur lequel, le conseil national a toujours été attaché et ne transigera jamais ! » Même courroux du côté de l’Union pour la Principauté. Son président Patrick Rinaldi est même allé plus loin, évoquant « un sentiment d’exaspération devant un de ces dirigeants sans vision pour la SBM et sans respect de ce qu’elle a été et doit rester ». Le dirigeant de l’UP demande carrément la tête de la direction générale, « en place depuis trop longtemps ». « Il est grand temps d’envisager l’avenir avec une nouvelle gouvernance », tance, implacable, Patrick Rinaldi, rappelant au passage que les élus UP boycottent la ligne budgétaire consacrée à la SBM depuis leur élection en 2013.

« Nous ne sommes pas cogestionnaires »

Un positionnement immédiatement caricaturé par les élus de l’opposition. « Nous avons été choqués par ces réactions exagérées. Je ne comprends pas pourquoi un tel déferlement de haine et de rage pour des propos qui somme toute, étaient frappés au coin du bon sens », fustige Jean-Louis Grinda. Avant d’expliciter : « A partir du moment où cette entreprise est une entreprise commerciale cotée en bourse, je ne vois pas comment on pourrait la traiter différemment. Alors, oui historiquement, la SBM a un rôle social à jouer et elle continue de le jouer. Mais ce ne peut pas être l’alpha et l’omega de son management. Surtout pas au XXIème siècle. » L’opposant demande clairement un retour au calme : « Ce que nous souhaitons, c’est laisser travailler tranquillement les équipes de la SBM. Arrêtons de nous mêler de ce qui ne nous regarde pas. Nous ne sommes pas cogestionnaires de la SBM. Ce sont des méthodes du passé. »

 

TACLE/

« Le conseil national existe-t-il encore ? »

« Le conseil national a disparu des écrans radars. » Lors de leur conférence de presse de rentrée, le 21 janvier, les élus de l’opposition Union monégasque se sont gaussés de l’absence de l’assemblée sur l’échiquier politique. « Le président Nouvion ne cesse de répéter que le conseil national est à sa place. En réalité, sa place… c’est nulle part », s’est fendu Bernard Pasquier, soulignant que les commissions parlementaires importantes (éducation, finances et législation) ont été « annulées sans aucune motivation ».

écrit par Milena