Couv-Nice-Matin

Nice-Matin repris par Jean Icart

 

ECONOMIE / Le conseiller municipal divers droite de Nice et conseiller général des Alpes-Maritimes Jean Icart a décidé de reprendre Nice-Matin. C’est l’information révélée le 6 février par le Groupe Hersant Média (GHM) à l’occasion d’un comité d’entreprise (CE). Icart sera associé à un fonds d’investissement privé européen dont l’identité n’avait pas été révélée le 13 février alors que L’Obs’ était en bouclage. Cité par Le Monde, Jean-François Roubaud, du Syndicat national des journalistes (SNJ), représentant des salariés au CE, croit savoir qu’il s’agit d’un groupe « spécialisé dans l’hôtellerie de luxe et la construction de yachts. » Réunis dans la holding Nice Morning, les nouveaux actionnaires devraient injecter 20 millions d’euros en échange de 80 % du capital. GHM garderait les 20 % restants. Cette somme devrait permettre à ce quotidien régional en difficulté de ne pas se retrouver en redressement judiciaire. Opposé au maire UMP de Nice Christian Estrosi, Jean Icart envisageait une alliance aux municipales avec l’ancien maire de Nice, Jacques Peyrat, avant de renoncer en décembre 2013. « Je vais me retirer de tous mes mandats [électifs], a expliqué Jean Icart au Monde. Mon objectif est de sauver le navire [Nice-Matin] qui doit redevenir un fleuron de la presse quotidienne régionale. » A 67 ans, Jean Icart qui est aussi chef d’entreprise, pourrait devenir PDG de Nice-Matin dès le 1er mars. La première urgence sera de gérer un plan social qui porte sur 128 postes en moins d’ici fin 2015 sur les 1250 salariés de ce journal. Les syndicats avancent le chiffre de 146 départs volontaires. Estimé à environ 15 millions, ce plan social a pour objectif de permettre à Nice-Matin d’être à l’équilibre, après avoir enregistré une perte d’exploitation de 6 millions l’an dernier.