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Monaco, Un nouvel EHPAD en 2025

Santé — En raison du nombre de plus en plus élevé de personnes âgées en situation de dépendance dans les années et décennies à venir, le gouvernement prévoit de construire plusieurs EHPAD (1) sur le territoire monégasque : une structure d’accueil de 120 places à horizon 2025/2026 dans le quartier de Monte-Carlo, et deux autres établissements de même capacité à horizon 2030/2035 —

 

C’est un constat qui se vérifie dans de nombreux pays. Et à Monaco tout particulièrement. L’espérance de vie, déjà très élevée en Principauté, ne cesse de s’allonger… « On vit effectivement plus longtemps à Monaco. Notre population est globalement assez âgée. Et ce phénomène va s’accentuer », constate Didier Gamerdinger, conseiller-ministre aux affaires sociales et à la santé. Un chiffre témoigne de cet état de fait : 27,5 % de la population a plus de 65 ans en Principauté. « A titre de comparaison, en France, ce taux est de 14 % », note encore ce membre du gouvernement. Conséquence logique : le nombre d’aînés en situation de dépendance ne cesse, lui aussi, de grimper. L’exécutif et la filière gériatrique ont donc été dans l’obligation de réfléchir, sur le long terme, à la manière de prendre en charge cette population fragile en constante augmentation.

« Partir sur des bases irréfutables »

Pour mettre en place une feuille de route fiable, le gouvernement a, en amont, missionné un cabinet spécialisé. Son rôle : comptabiliser le nombre d’aînés en perte d’autonomie qui devront être accueillis en institution, de type EHPAD, à horizon 2030, 2040, et 2050. « Nous voulions partir sur des bases irréfutables pour pouvoir nous projeter et prévoir des politiques publiques », indique Didier Gamerdinger. Et les chiffres ont parlé : selon ce cabinet, le nombre d’aînés dépendants qui devront être accueillis en institutions grimpera en flèche. Ils seront en moyenne, 423 en 2020, 611 en 2030, 852 en 2040, et 1 026 en 2049. Une fois ces chiffres posés, le gouvernement a évalué si les structures d’accueil déjà présentes sur le territoire monégasque (Cap Fleuri I, Centre Rainier III, A Qietüdine) seront suffisantes. Et selon l’exécutif, la réponse est clairement… non. Aujourd’hui, la capacité d’accueil globale est de 342 places. Et grâce (notamment) aux opérations démolition-reconstruction de la résidence Cap Fleuri, seules 150 places supplémentaires sont prévues d’ici 2025 (voir encadré).

Opération mixte

Pour booster notablement le nombre de places, le gouvernement a ainsi programmé plusieurs nouvelles constructions dont l’une est déjà bien sur les rails : il s’agit d’un EHPAD de 120 places dont la livraison est prévue en 2025. Pour l’heure, l’emplacement exact n’a pas été révélé. « Nous avons trouvé un site dans le quartier de Monte-Carlo. L’établissement sera accessible par le boulevard du Larvotto, explique Séverine Canis Froidefond, à la tête de la Direction de la Prospective, de l’Urbanisme et de la Mobilité (DPUM). Il s’agit d’une opération mixte avec du logement domanial. La quasi majorité du terrain (à 90 %) appartient à l’Etat. Il reste 10 % à acquérir. Les négociations sont en cours. » Dans cet établissement, chaque étage contiendra 22 chambres individuelles de 23 m² chacune, ainsi que 2 chambres double. Une unité spécifique sera également dédiée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Deux autres établissements à horizon 2030/2035 de 120 places sont également dans les tuyaux. « Nous continuons de chercher en ville des emplacements pour les construire », explique Didier Gamerdinger. L’État envisage également d’utiliser la réserve foncière qui sera laissée par l’actuel CHPG.

(1) Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).