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Monaco à la conquête de PyeongChang 2018

SPORT/Une délégation monégasque de cinq athlètes disputera les Jeux Olympiques d’hiver du 9 au 25 février. Focus.

Ils seront cinq ! Cinq à participer aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang. Alexandra Coletti, Olivier Jenot, Rudy Rinaldi, Boris Vain et Mahmoud Al-Abood (remplaçant), ont été présentés mercredi 24 janvier en présence du prince Albert II et d’Yvette Lambin-Berti, secrétaire générale du comité olympique monégasque. A cette occasion, le porte-drapeau de la délégation a été dévoilé : c’est Rudy Rinaldi, pilote de l’équipage de bobsleigh à deux, qui fera flotter les couleurs de Monaco sur la Corée du Sud.

Cette sélection s’appuiera sur l’expérience de la doyenne Alexandra Coletti, 34 ans, qui participera à sa quatrième olympiade. Une maturité sportive qui ne pourra qu’être bénéfique à un groupe composé de jeunes éléments comme Rudy et Boris, 25 ans, qui participeront à leurs premiers Jeux. Leurs chances de médailles sont maigres mais l’essentiel est ailleurs. « Au-delà des victoires et des déceptions, une participation olympique vient récompenser de nombreux sacrifices et des années d’entraînement. Elle permet également aux athlètes de s’inscrire dans un évènement dont la dimension les dépasse et qui les marquera à jamais par des souvenirs inoubliables », a souligné le prince dans son discours.

Ces JO à PyeongChang vont se dérouler dans un contexte géopolitique particulier. Mais le prince se veut optimiste : « Pour la Corée du Sud et sa région, soumises à des tensions internationales, explique-t-il, la période des Jeux Olympiques sera un moment d’enthousiasme, de partage, d’amitié et de solidarité. » Il a aussi tenu à rappeler que « le sport démontre sa capacité à rassembler les peuples, au-delà des frontières, de différences de langue ou de religion. La riche histoire du mouvement olympique nous offre une belle image d’athlètes venus de tous les continents pour s’affronter dans le respect des uns et des autres ».

_Hugo Albenque

 

La touche féminine/

Alexandra Coletti, engagée en ski alpin

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A 34 ans, c’est la doyenne et seule athlète féminine de la délégation. Après sa blessure au talon à Sotchi en 2014, la skieuse monégasque espère prendre sa revanche à PyeongChang où elle participera à ses quatrièmes Jeux Olympiques. « C’est extraordinaire, c’est un moment unique pour un sportif. J’ai des douleurs parfois qui reviennent mais au fond, je suis une battante, je ne lâche rien et je crois en moi. » C’est cette force mentale qui la pousse à se dépasser malgré le qu’en-dira-t-on et les obstacles rencontrés au cours de sa carrière. En Corée du Sud, la descendeuse espère finir dans le top 20, qu’elle n’a atteint qu’une seule fois, lors des Jeux Olympiques de Vancouver en 2010 (19ème) en super-combiné.

 

Un battant revanchard/

Olivier Jenot, engagé en ski alpin

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Champion du monde universitaire de combiné en 2013 et porte-drapeau de la sélection en Russie, le trentenaire est impatient de retrouver les Jeux et les pistes olympiques. Après une rupture ligamentaire du bassin, lors des mondiaux de ski à Saint-Moritz (Suisse), qui aurait pu compromettre sa participation, le skieur a lutté pour revenir au plus haut niveau. « Je me suis battu. Pour moi, il était impensable de ne pas participer aux JO. C’est l’aboutissement du travail accompli pendant l’année. » Le skieur monégasque, pour sa troisième participation aux olympiades après Turin en 2006 et Sotchi en 2014, vise le Top 30 et ne se focalise pas sur l’après Jeux Olympiques.

 

La fougue de la jeunesse/

Rudy Rinaldi, engagé en bobsleigh à deux

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Après une pige au poste de remplaçant, lors des Jeux de Sotchi, où le jeune bobeur a pu observer et acquérir de l’expérience, le voilà aujourd’hui capitaine et pilote de l’équipe monégasque. Avec son mètre quatre-vingts et ses 96 kg on peut voir que le Monégasque trime pour être au meilleur niveau. Celui qui a été désigné porte-drapeau est réaliste sur la difficulté d’obtenir un podium malgré sa deuxième place à la coupe d’Amérique en 2017. « On peut faire 6ème comme 20ème, rien n’est encore joué, mais on va se battre et montrer de quoi on est capable. »

 

le bobeur qui fait le poids/

Boris Vain, engagé en bobsleigh à deux

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Recordman de France juniors du lancer de poids, le jeune homme a très vite pris ses marques dans le monde du bob. Depuis 2012, il se perfectionne et travaille son corps afin d’être le plus performant possible. Une relation de confiance s’est nouée avec son coéquipier Rudy Rinaldi. « Je suis fier de notre association, elle est spéciale. Je le considère comme un frère », explique le pousseur de l’équipage. Après une première expérience aux Jeux de Sotchi en 2015 en tant que technicien, Boris a hâte de montrer ce qu’il vaut sur la piste glacée de PyeongChang. « Qui sait, on ramènera peut-être un jour une médaille à Monaco… » _Hugo Albenque

écrit par La rédaction