Le CIO fait ses jeux à Monaco

SPORT/Durabilité, crédibilité, jeunesse. Ce sont les trois thèmes qui ressortent de la 127ème session du Comité international olympique, réuni ce mois-ci au Grimaldi Forum. Trois thèmes autour desquels 14 groupes de travail ont formulé 40 recommandations, « comme les pièces d’un puzzle qui, une fois réunies, donnent une image claire de ce à quoi ressemblera l’avenir du mouvement olympique », explique Thomas Bach, le président du CIO. Le puzzle, c’est l’agenda 2020, véritable feuille de route stratégique pour « insuffler le changement ».
Les 96 membres présents, dont le prince Albert II, président de la commission sport et environnement, ont adopté à l’unanimité ces recommandations. Parmi les points clés : des principes « d’éthique et de bonne gouvernance », comme la volonté de réduire les coûts ou la transparence des comptes. Le comité entend limiter les accréditations pour les athlètes, entraîneurs et personnels d’encadrement, afin d’éviter que les Jeux olympiques ne deviennent encore plus grands. Rigueur dans la gestion, mais davantage de flexibilité et de modernité : plus de 28 sports pourront maintenant figurer au programme olympique. Le CIO a également entériné le lancement en 2015 d’une chaîne olympique numérique. Dotée d’un budget de 446 millions d’euros sur la période 2015/2021, cette chaîne a pour objectif de fournir une « plate-forme en vue d’une exposition permanente des sports au programme olympique au-delà de la période des Jeux olympiques ».
Le CIO veut même initier un changement de philosophie : les villes candidates devront présenter « un projet qui correspond à leur besoin sportifs, économiques, sociaux et de planification environnementale à long terme ». Enfin, derniers points majeurs : le CIO va également renforcer ses principes fondamentaux en incluant dans sa charte la non-discrimination sur la base de l’orientation sexuelle.

écrit par Aymeric