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L’argent de la culture en question

CULTURE / Lors de sa dernière réunion, le 7 mars, le Monaco Press Club a reçu trois acteurs du monde culturel en principauté. Jean-Christophe Maillot, directeur artistique des Ballets de Monte-Carlo, Marie-Claude Beaud, directrice du Nouveau Musée National de Monaco (NMNM) et Jean-Louis Grinda, directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, ont répondu aux questions qui leur étaient posées. C’est le financement de la culture qui est le plus souvent revenu. Jean-Christophe Maillot a expliqué que « le maintien des subventions telles qu’elles étaient, ajouté à un partenariat des banques aurait été un effort d’évolution », pour la culture en principauté. Alors que la directrice du NMNM a d’ailleurs avoué qu’elle avait été très troublée à son arrivée en constatant qu’il « n’y avait plus de budget d’acquisition. » Jean-Louis Grinda, récemment élu au conseil national dans l’opposition Union Monégasque (UM), a avancé l’idée « d’une politique culturelle à défendre. L’enjeu est là. » Mais ce que regrettent surtout ces acteurs de la vie culturelle de Monaco, c’est la difficulté à se projeter dans le futur. « On devrait pouvoir programmer sur 5 ans, l’Etat y gagnerait. On a vraiment besoin de pouvoir pérenniser les choses », a insisté cet élu. Du côté des Ballets, cette difficulté à planifier l’avenir a laissé place au système D : « Etant donné qu’on ne peut pas se projeter dans le futur à cause du budget, on favorise la création », a indiqué Maillot. Mais cela a des limites. « Avant, les Ballets proposaient 4 nouveaux spectacles par an. Aujourd’hui on ne peut en proposer que deux… », a regretté Jean-Christophe Maillot.