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La Rolls des associations

Article publié dans L’Obs’ n°134 (juillet-août 2014) :

SOCIETE/Depuis avril 2013, le Roller Royal Club de Monaco, fondé par Lord Eastleigh, réunit des passionnés de voitures de marques Rolls Royce et Bentley.

« C’est une voiture mythique. C’est la plus belle voiture du monde, utilisée par une élite. Celle choisie par les rois, les reines, les présidents. De nombreux événements mondiaux ont eu la Rolls-Royce pour carrosse. Y compris la princesse Grace de Monaco à son mariage. » Lorsqu’il évoque la célèbre limousine, Sylvain Gozes, alias Lord Eastleigh, multiplie les éloges. Voilà pourquoi, il a créé en avril 2013 le Roller Royal Club de Monaco (RRCM). Une association qui réunit passionnés de Rolls-Royce et de Bentley.

 

« Star »

La principauté et les Rolls-Royce, « c’est la plus belle des alliances entre la magie du lieux, la beauté des voitures, et les stars. Le fin du fin du haut de gamme », pour Lord Eastleigh. « Quand on est dans une Rolls, on devient de fait une star. Or, à Monaco, tout est fait pour le confort de la star que vous êtes », affirme le président de cette association. Coût de l’adhésion : 800 euros. Luxe suprême, chaque membre dispose d’une carte, en argent massif plaqué or, avec son portrait gravé au laser. « Pour le moment, on réunit entre 15 et 25 voitures lors de nos sorties », précise le fondateur.

 

Bentley

L’association envisage notamment d’organiser une réunion européenne annuelle de Rolls-Royce à Monaco. Les propriétaires de véhicules Bentley peuvent aussi y adhérer. « La Bentley, créée en 1919, a été construite jusqu’en 1998 par l’usine Rolls-Royce de Goodwood en Angleterre, près du circuit automobile. Elle était plus destinée à ceux qui voulaient conduire eux-même leur voiture et qui désiraient une version un peu plus sportive. Sur les Bentley construites par Rolls-Royce, il y a une plaque indiquant qu’elle est construite « par » Rolls-Royce », souligne Sylvain Gozes.

 

Fascination

La conception de la Rolls demeure un élément de fascination pour les passionnés de la limousine. « Encore aujourd’hui, la Rolls-Royce est construite artisanalement à la main [3 630 véhicules en 2013, N.D.L.R.]. La marque possède ses propres fermes servant à l’élevage de ses bovins, dont les peaux sont destinées aux voitures, et afin que celles-ci ne soient en rien altérées, il n’y a pas de fils barbelés autour des enclos », explique Sylvain Gozes.

 

« Assumer »

Mais être propriétaire d’une Rolls-Royce, cela implique, selon lui, un mode de vie particulier, un rang à tenir : « On achète une Rolls quand on aime la beauté, l’art, les belles montres, les restaurants haut de gamme, les belles femmes, les bons cigares […]. Il faudra assumer le regard des autres, ce qui n’est pas toujours facile. Car elle peut susciter la jalousie, ou des attentes, par rapport à l’image qu’elle donne. Posséder une Rolls-Royce laisse sous-entendre une aisance qu’il faut aussi assumer. »

 

« Mépris »

Sylvain Gozes n’hésite pas à lister une série d’interdits : « On ne descend pas en Rolls dans un hôtel 2 étoiles. On ne donne pas un euro de pourboire au voiturier du restaurant. On ne la gare pas devant un MacDo. Cette voiture représente un haut de gamme. Il faut donc en assurer pleinement l’image. » Selon le fondateur de ce club, rien ne vaut une Rolls-Royce avec chauffeur. « Elle donne le moyen du mépris sur la route. Dans une Rolls, vous n’avez plus rien à prouver, et à personne. Qui plus est, vous devez montrer l’exemple, car on vous regarde, on vous scrute, on vous analyse. Vous ne pouvez plus être débraillés, mal coiffés, sales ou grossiers, ou porter un jean troué. » Et si c’était le cas ? Ce serait « shocking », selon le président du Roller Royal Club de Monaco.

_Adrien Paredes

écrit par Adrien