Remember Shakti © DR

La nouvelle génération en scène

Remember Shakti © DR

CULTURE / Pour la 8ème édition du Monte-Carlo Jazz festival qui se déroulera à la salle Garnier du 26 au 30 novembre, le directeur artistique, Jean-René Palacio, a misé sur de jeunes talents du jazz.

« Le jazz est une musique vivante, une musique d’aujourd’hui, pleine d’avenir, avec beaucoup de jeunes et de grands talents que vous découvrirez sur cette scène. » C’est en ces termes que Jean-René Palacio, le directeur artistique de la Société des bains de mer (SBM), a présenté le 17 septembre la 8ème édition du Monte-Carlo jazz festival. De jeunes talents de la scène jazz européenne que le public monégasque pourra tout particulièrement découvrir le 29 novembre.

Eric Legnini © Jean-Baptiste Millot

Raphael Gualazzi © Laurent Seroussi

Pianiste
Ce soir-là, trois grands talents se succèderont à la salle Garnier. A commencer par le pianiste et chanteur italien de 31 ans Raphael Gualazzi. Celui que Palacio situe « entre Paolo Conte et Harry Connick Junior » viendra présenter des titres de son dernier album Happy Mistake (2013) qui pourrait connaître un succès semblable à son précédent disque, Reality and Fantasy (2011), vendu à plus de 100 000 exemplaires.
Autre grand pianiste à découvrir le même soir, Eric Legnini. Ce Belge d’origine italienne de 43 ans a la particularité de « mêler le jazz aux mélodies pop et à l’afro-beat », souligne Palacio. Devenu en 10 ans l’un des plus talentueux pianistes de la scène jazz internationale, il a été plébiscité en 2011 avec son album The Vox. Il présentera sur scène des titres de son dernier opus Swing Twice ! (2013), avant de laisser la place à la chanteuse canadienne d’origine jamaïcaine Kellylee Evans. A seulement 38 ans, elle compte parmi les plus prodigieuses voix jazz de la nouvelle génération. Révélée en 2011 par un album-hommage à Nina Simone, Kellylee Evans s’est aussi distinguée avec son quatrième album, I Remember When (2013), en reprenant le tube de Stromae, Alors on danse.

Kellylee Evans © DR

Marcus Miller © DR

Marcus
Un habitué du Monte-Carlo jazz festival fera aussi son grand retour sur la scène de la salle Garnier. Né à Brooklyn en 1959, le bassiste et clarinettiste-basse, Marcus Miller, viendra livrer un nouveau déluge de « slaps » le 27 novembre. Ce musicien américain se produira pour la deuxième fois avec l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo (OMPC), dirigé pour l’occasion par Damon Gupton. Il aura comme invités le pianiste de jazz Robert Glasper, le chanteur Kenn Hicks, le harpiste colombien Edmar Castenada et l’harmoniciste Grégoire Maret. La première collaboration entre Marcus et l’OPMC avait particulièrement marqué les esprits. C’était en 2008. Accompagné d’une trentaine de musiciens monégasques, du trompettiste Roy Hargrove et du chanteur-guitariste Raul Midon, Marcus avait revisité son répertoire et quelques thèmes qui lui sont chers, dont ceux de Miles Davis. De cette collaboration naîtra d’ailleurs un album « live » très réussi paru en 2010, A Night in Monte-Carlo qui s’est classé cette année-là parmi les meilleures ventes jazz en Europe.

Remember Shakti © DR

McLaughlin
Bien connu du public monégasque puisqu’il habite à Monaco depuis des années, le guitariste anglais, pionnier du jazz fusion, John McLaughlin, jouera à nouveau le 28 novembre avec son groupe Remember Shakti. Un groupe composé de Zakir Hussain, Shankar Mahadevan, Uppalapu Shrinivas et Vinayakram Selvaganesh. Petit flashback. C’est en 1975 que McLaughlin monte ce groupe, avant de le reformer en 2000. Son ambition était alors de mêler son style de prédilection, le jazz fusion, avec des sons de musiques orientales, du sud et du nord de l’Inde.

Charles Pasi © DR

Funky
Les amateurs de funk pourront se régaler le 30 novembre avec la venue du saxophoniste et bête de scène, Maceo Parker. Cette figure emblématique du groove, qualifié par Palacio de « pilier de l’histoire de la funk music et de la soul » a eu la chance de collaborer, entre autres, avec James Brown, Bootsy Collins ou encore Prince. A 70 ans, Maceo Parker garde une énergie intacte. Le même soir, le soul man et blues man anglais, James Hunter, « ouvrier le jour et musicien la nuit à ses débuts » rappelle Palacio, viendra dévoiler son rhythm & blues « so british », avant de laisser la place au franco-italien Charles Pasi. Derrière sa gueule d’ange, ce chanteur et harmoniciste de 29 ans, fan d’Otis Redding, Ray Charles et Bob Dylan, dévoilera avec son timbre rauque et soul les titres de son dernier album Uncaged (2011). Pour le plaisir des oreilles et des yeux…
_Sabrina Bonarrigo

Infos pratiques : 8ème Monte-Carlo Jazz Festival. Du mardi 26 au samedi 30 novembre. Concerts à la salle Garnier à 20h30. Tarifs : de 60 à 70 euros. Renseignements : 98 06 36 36.