jimmyz-monte-carlo-demi-teinte

Jimmy’z En demi-teinte

Clubbing — Après une profonde métamorphose des lieux, le célèbre club, le Jimmy’z, a rouvert ses portes fin juin 2017… Mais dans ce temple de la nuit monégasque, l’ambiance ne serait pas vraiment à la fête —

 

«Il y a eu des beaux succès cet été… mais aussi une déception. » Le président-délégué de la SBM Jean-Luc Biamonti, le reconnaît. Cette année, le Jimmy’z n’a pas autant attiré les foules sur les pistes de danse que les saisons précédentes. Selon ses termes, l’établissement « a bien moins marché que l’année dernière. » Comment expliquer cette petite désaffection des fêtards ? « Nous avons un problème que nous avions déjà identifié l’année dernière, et que nous n’avons pas réussi à résoudre : il s’agit du démarrage de la soirée. La boite de nuit, en tant que telle, démarre de plus en plus tard. Si vous arrivez à 1 heure du matin dans une boite de nuit vide, les gens s’en vont. Il faut donc trouver un “pré-Jimmy’z”, une avant-soirée, pour qu’il y ait un peu d’activité. » Autre explication avancée par la direction : « Les boites de nuit en général ont, semble-t-il, souffert. » Ce constat semble effectivement se vérifier.

Concurrence des bars et des pubs

Alors que durant plusieurs décennies, elles ont régné sur le monde de la nuit, ce serait nettement moins le cas aujourd’hui. Rien qu’en France, le nombre de discothèques aurait même été divisé par trois en dix ans. Selon les professionnels du secteur, plusieurs raisons expliquent ce désamour entre les clubbers et les discothèques françaises : le prix de l’entrée et des consommations est jugé trop élevé, le filtrage à l’entrée est de moins en moins apprécié, les restrictions liées à l’alcool au volant ainsi que les contrôles routiers sont également des freins. Mais c’est aussi et surtout les modes de consommation qui ont changé ainsi que l’offre nocturne… Il existe en effet de plus en plus de bars où il est possible de danser et d’écouter de la musique. Les établissements avec de l’ambiance musicale — y compris à Monaco — se sont, on le voit, multipliés et ont l’avantage d’être ouverts relativement tôt, dès la sortie du travail. Même les fêtards les plus chevronnés auraient désormais une préférence pour les soirées privées, souvent moins chères et surtout sans contrôle réglementaire.

Le flop des tables de jeux

Autre déception pour la SBM : cet été, le Jimmy’z a installé deux tables de jeux (pas suffisamment de place pour en installer davantage). Objectif : évaluer si, comme au Blue Gin (le bar du Monte-Carlo Bay), la mayonnaise allait prendre avec les visiteurs du soir. Résultat ? « On a testé, cela n’a pas marché, répond sans langue de bois Jean-Luc Biamonti. Il n’y a manifestement pas de compatibilité entre la clientèle du Jimmy’z et ces activités jeux. » Conséquence : l’expérience ne sera pas réitérée…