Montres-engrenage-iSt2361660

Il vole son ex-patron : un an de prison requis

JUDICIAIRE/Un horloger de 51 ans a comparu, le 4 février, pour avoir dérobé des mouvements de montres entre 2011 et 2012 à son ancien employeur en principauté. Il s’agissait de modèles ETA, qui équipent la majorité des montres de luxe. Leur valeur : 250 euros l’unité. Le prévenu a reconnu le vol de 30 à 40 mouvements « pour fabriquer les montres de sa propre entreprise. » Mais son ex-patron, François Caronia, PDG de la joaillerie Ciribelli, l’accuse d’en avoir soustrait 1 244 au total. Selon lui, le préjudice s’élèverait à plus de 300 000 euros. Le bijoutier a été alerté en juin 2012 par un collaborateur qui recherchait des mouvements ETA pour la fabrication de nouvelles montres. Ce collaborateur a découvert que l’ancien salarié en revendait sur le site d’enchères en ligne eBay et en dessous du prix du marché. Le prévenu a indiqué qu’il avait touché 5 600 euros grâce à ces ventes. François Caronia a réclamé au total 423 000 euros de dommages et intérêts à son ex-employé. Un an de prison avec sursis a été requis à l’encontre de l’horloger. La décision sera rendue le 25 février.

écrit par Adrien