Gildo-Pallanca-Pastor

Gildo Pallanca-Pastor
Obsessionnel assumé

PORTRAIT / A 46 ans, Gildo Pallanca-Pastor est un patron monégasque discret qui fuit les cocktails et les mondanités. Discret mais hyperactif : immobilier, véhicules écolo avec Venturi, médias avec Radio Monaco, fabrication de bières avec la Brasserie de Monaco… Mais qui se cache derrière cet étonnant personnage ?

Chemise à carreaux, pantalon sombre, lunettes de créateur noires… Gildo Pallanca-Pastor reçoit. Il arbore un grand sourire. « Désolé, j’ai du retard, mais j’ai eu un imprévu et j’ai dû faire une réunion en urgence à 8 heures ce matin. » Il est 10h30, le rendez-vous était prévu à 9h30. Pour ce chef d’entreprise, les impératifs s’enchaînent à haute vitesse. Le temps manque. Mais il passera tout de même près de 2 heures avec L’Obs’, en acceptant de jouer le jeu de l’interview. Deux heures au bout desquelles il avoue, en riant : « C’était très intime. Je n’ai pas l’habitude de me mettre à poil comme ça… » Sans regretter une seconde le temps passé à raconter son parcours professionnel et personnel.

MIT
Né le 1er avril 1967 à Monaco, Gildo Pallanca-Pastor quitte la principauté après avoir décroché un bac C. Elève studieux ? « Je ne dirais pas ça. J’étais plutôt un élève sélectif. Mon prof de math disait souvent que pour résoudre un problème il y avait la méthode Pallanca qui permettait d’arriver au même résultat, mais sans avoir appris le cours… » Après des études de droit à Aix-en-Provence et en même temps de sciences économie en Italie, direction les Etats-Unis, dans un institut de technologie (MIT) : « J’ai réussi deux fois l’examen d’entrée au MIT. J’étais le plus jeune à postuler et ils ne prenaient qu’environ 3 % des candidats. Donc j’étais très motivé. Mais il était impossible de mener de front mon activité professionnelle et le MIT. » Pas grave. Les parents de Gildo, aujourd’hui séparés, lui inculque les valeurs du travail. Claude Pallanca est professeur d’université et chirurgien dentiste. Hélène Pastor est administrateur de sociétés. Quant à sa sœur, Sylvia Ratkowski, elle a 7 ans de plus que son frère. Son job : les activités immobilières familiales. Elle est aussi membre du conseil d’administration du Garden club de Monaco.

« Aventure »
« Que ce soit du côté Pastor ou Pallanca, j’ai eu la chance d’être élevé avec pour élément central le travail. Du coup, je suis très attaché à mener à bien ce que j’entreprends. C’est un peu « travail et famille » sans trop de place pour les sorties, raconte Gildo Pallanca-Pastor. D’ailleurs, je suis connu pour être le gars qui ne vient pas lorsqu’il est invité. Mais ce n’est pas mal élevé. C’est juste que j’estime que les mondanités ne sont pas prioritaires. Alors que dans le monde monégasque tout tourne autour de la mondanité. Je vis en marge par rapport à tout ça. »
Très tôt, le monde de l’entreprise attire Gildo. L’envie de créer est vite là. A 19 ans, il lance une entreprise spécialisée dans la rénovation d’appartements. Mais en 1986, il faut être majeur et donc avoir 21 ans, pour se lancer. Ce qui l’oblige à mettre son entreprise au nom de ses parents. « J’avais trouvé ça très étonnant qu’il ne soit pas possible de créer son entreprise à 18 ans. Cette première expérience, c’est non seulement l’aventure économique, mais c’est aussi l’indépendance familiale. Et il y a déjà chez moi cette forte envie de m’intéresser au monde qui nous entoure. »

« Jeunesse »
De toute façon, à seulement 7 ans, Pallanca-Pastor ne voyait déjà que deux alternatives : être dentiste ou se lancer dans le BTP. « Deux métiers très techniques, où on travaille avec du ciment. » A seulement 21 ans, il travaille sur la construction du Gildo Pastor Center, un immeuble de bureaux et d’industries de 90 000 m2 construit en mémoire de son grand-père : « C’était un personnage très attachant et très intelligent. Un véritable visionnaire et un travailleur acharné. C’est un exemple très important dans notre famille. »
On est en 1988 et le chantier est énorme. Trop tôt pour une telle responsabilité ? « Quand on est jeune, on a beaucoup de temps. On est extrêmement performant. J’ai donc pu être performant au bon moment. Quand on vieillit, on a beaucoup trop de soucis. Du coup, on est moins performant. Voilà pourquoi j’ai foi dans l’énergie de la jeunesse. L’expérience permet ensuite de gagner le temps que l’on n’a plus… »

Famille
En dehors du travail, peu de loisirs. Enfin si, un : le sport automobile. Il a alors 18 ans, « ce qui est tard pour les jeunes qui se lancent dans ce sport aujourd’hui. » Après avoir évoqué des participations aux Volants Elf, il avoue « tout un tas de petites compétitions » faites malgré « un interdit familial total. » Une interdiction jugée aujourd’hui « logique » pour celui qui est aussi père de deux enfants, Gustave et Grégoire, âgés de 6 ans et 4 ans. Marié avec Clémentine, 30 ans, une épouse « extraordinaire », il donne la priorité à sa famille. « Pour moi, la vraie vie, le vrai luxe, c’est de rentrer chez moi et emmener ma famille manger à la plage en véhicule électrique. Même si j’apprécie la société monégasque, je n’en fait pas partie. On est dans un pays saturé de sorties. Moi, je préfère donner la priorité à ma famille. Je suis un peu ermite de ce côté-là… »

Bugatti
Si sa famille passe avant tout, la vraie passion de Gildo Pallanca-Pastor, c’est l’automobile. Il faut dire qu’à Monaco, dans les années 1960-1970, la F1 est encore accessible. Du coup, à l’époque tous les jeunes ont envie de faire ce sport-là. « Très vite, je comprends que je n’ai ni le talent, ni le contexte familial nécessaire pour faire du haut niveau. » Même s’il n’est plus question de se lancer dans une carrière de pilote, il continue à courir pour le plaisir. Progressivement et presque naturellement, une mutation s’effectue : de simple pilote à pilote et organisateur d’équipe. Puis à la construction des voitures de course.
En 1995, Gildo Pallanca Pastor décroche un record de vitesse sur glace sur une Bugatti EB110 S : 296 km/h sur une mer de glace, avec des pneus sans clous (voir encadré). Un an plus tard, Bugatti fait faillite. Du coup, pour continuer à courir, il devient obligatoire d’obtenir des pièces. Ce qui pousse ce Monégasque à racheter les actifs de Bugatti, notamment des pièces détachées, pour assembler des voitures. En 1998, le groupe allemand Volkswagen AG rachète les droits de la marque Bugatti pour commercialiser de nouveaux véhicules.

Angel
En 2000, Gildo Pallanca-Pastor rachète Venturi, un constructeur français spécialisé dans les voitures de sport, créé en 1984 par Claude Poiraud et Gérard Godefroy. Objectif : faire de cette entreprise un spécialiste du véhicule électrique. « En courant contre des Venturi, j’avais remarqué pas mal de choses très intéressantes. Comme une excellente maîtrise du poids par exemple. » Mais selon cet expert, il manquait une « force d’innovation. » Une force que possède Pallanca-Pastor. Car de 1990 à 2005, il exerce aussi l’activité de business angel. Une activité qui consiste à investir de l’argent dans une entreprise jugée innovante avec un fort potentiel de développement, tout en apportant ses compétences, son réseau et son expérience. Résultat, « une vingtaine d’entreprises créées, revendues » et « beaucoup d’activités hors les murs dans des secteurs divers. » Seul lien entre ces différentes entreprises : l’environnement ou l’automobile. A l’origine de ces investissements, des acteurs installés en principauté ou à l’étranger.

Motos
Une certitude, il va s’écouler beaucoup de temps avant que le marché de la voiture électrique ne soit mûr et qu’un marché mondial ne s’impose. Pas un problème pour Gildo Pallanca-Pastor qui voit là au contraire une chance : « Cette situation permet à de petits acteurs de sortir de petites séries de véhicules. En jouant sur le long terme, on peut créer à Monaco une véritable pépite de la mobilité propre. Et un acteur dans la gestion de l’énergie, quelle que soit son application finale. » Du coup, les rachats se multiplient pour construire autour de Venturi une galaxie tournée vers les véhicules écolo (voir encadré). En juin 2010, place au rachat de Voxan, un constructeur français de motos créé en 1995 par Jacques Gardette et placé en liquidation judiciaire en décembre 2009. « En décembre prochain, Voxan est une marque qui va renaître à l’occasion du salon de la moto à Paris. » En version « propre » bien sûr. « La mobilité en ville passe par le deux-roues, le trois-roues, le quatre-roues. Donc on s’intéresse aussi bien à la voiture de sport qu’aux véhicules de livraison. Car la ville est notre sujet. »

Records
L’avenir immédiat, c’est aussi la compétition. Un championnat du monde de la FIA de monoplaces électriques, Formula E (E pour « électrique »), va être lancé en 2014. Venturi aimerait amener sa technologie en tant que motoriste dans cette compétition. Pourquoi ne pas carrément imaginer le lancement d’une équipe Venturi dans ce championnat ? Surtout quand on sait que Gildo Pallanca-Pastor a déjà géré une écurie, Monaco Racing Team (MRT). « C’est encore un peu tôt. On veut d’abord être motoriste. Après, pourquoi pas ? » lance ce patron monégasque.
En attendant, Venturi collectionne les records de vitesse. 487 km/h en 2009, puis 495 km/h en 2010, avec une vitesse de pointe estimée à 515 km/h : aucun doute, chez Venturi on sait comment aller (très) vite. D’ailleurs, on compte bien ne pas s’arrêter en si bon chemin. En août et surtout en septembre, Venturi sera à Bonneville (Utah) sur un lac salé pour faire encore mieux : dépasser les 600 km/h. Et améliorer ensuite ce record de 100 km/h supplémentaires en 2014. Avec ses 3 000 chevaux, la 3ème génération de la Venturi Buckeye Bullet baptisée VBB-3 et pilotée par Roger Schroer, sera donc à suivre du 10 au 16 août à Bonneville pour la Speedweek. Les tentatives de record auront ensuite lieu entre le 12 et le 18 septembre.

« Audiences »
Mais au-delà des rachats, il y a aussi l’envie de créer des entreprises à Monaco. Persuadé que la radio est un média « rapide et direct qui colle à l’air du temps », Gildo Pallanca-Pastor espère depuis longtemps pouvoir se lancer. D’ailleurs, les premières demandes d’autorisation remontent à 1997. « J’ai fait preuve d’acharnement. » Et ça marche. La radio MC One commence à émettre à la fin des années 1990. « Pour le lancement, le prince était là. On avait joué une variante jazz de l’hymne monégasque » se souvient ce chef d’entreprise.
Le 12 juillet 2007, MC One devient Radio Monaco. Aujourd’hui, ce média rayonne de Saint-Tropez à Bordighera (Italie) et emploie une quinzaine de salariés en principauté. « Au départ, c’était une aventure très artisanale. Mais il fallait passer par là pour montrer qu’on savait faire fonctionner une radio. Aujourd’hui, les audiences sont excellentes. Avec de l’info, des correspondants un peu partout, de la musique, des émissions intéressantes… Ça a de plus en plus de gueule. »

« Libres »
A la rentrée, Radio Monaco sera diffusée en numérique à Paris. Une avancée stratégique dans la mesure où cela implique que le CSA considère donc cette radio monégasque comme un média capable de postuler pour des fréquences en France. « Ce qui n’était pas évident au départ… », avoue Pallanca-Pastor. Aujourd’hui, Radio Monaco continue son développement. « Il était nécessaire de faire une radio qui porte notre vision du monde à Monaco, mais aussi à l’extérieur. J’aime le côté instantané lié à la radio. La télé m’intéresse aussi, mais c’est beaucoup plus lourd. Peut-être que la radio nous mènera jusque là ? Peut-être que l’on passera par la création d’une web TV ? Mais il faut faire tout ça pas à pas. » En tout cas, pas question d’intervenir dans le contenu de ce média : « Les journalistes de Radio Monaco sont libres. D’ailleurs, ce média a un directeur. Donc ils ne m’ont pas sur le dos au quotidien. A la différence de Venturi, je ne gère pas Radio Monaco au quotidien. Même chose pour la Brasserie de Monaco. Je suis plus dans un rôle de propriétaire-actionnaire. »

« Bière »
Parce qu’en plus de faire de l’immobilier, de travailler dans le secteur des véhicules écolo et d’avoir eu une activité de business angel, Gildo Pallanca-Pastor fabrique aussi de la bière. A l’origine de ce métier inattendu, un défi technique. Comment faire de la bière sur le port de Monaco, dans un local qui n’a ni la hauteur de plafond nécessaire ni la charge au sol pour installer plusieurs dizaines de tonnes de matériel. « Quand j’étais petit, je venais voir sur le site de ce qui est devenu le Gildo Pastor Center les camions de mon grand-père qui avait racheté cette activité de fabrication de bière. Les camions étaient entretenus ici. Je me souviens avoir joué avec les capsules des bouteilles. »

Bio
C’est le prince Albert 1er qui lance en 1905 la première brasserie de Monaco sur les terrains où se trouve le Gildo Pastor Center. Une aventure qui s’arrêtera en 1972 « suite à un jeu de rachats », explique son patron. Car en août 2008, avec l’appui du prince Albert, la fabrication de bière a donc recommencé en principauté. Mais l’idée est ancienne. A la fin des années 1980, pendant la construction du Gildo Pastor Center, l’idée revient : pourquoi ne pas recréer cette activité sur place ? Finalement, ça sera sur le port de Monaco. « Je suis obsessionnel. Quand j’ai une idée, il faut que j’aille au bout. » Résultat, lorsque l’appel d’offres est lancé par le prince, il fonce et propose des solutions techniques pour fabriquer de la bière bio sur la darse. Un business qui marche fort selon ce chef d’entreprise qui pense donc déjà à son développement.
« Plaisir »
Le point commun entre Venturi, Radio Monaco et la Brasserie de Monaco ? « Ce sont des activités fortes en image pour la principauté. » Autre point commun : la patience. « Je suis déterminé. Si le jouet ne marche pas, je ne le casse pas. Je vais juste essayer de le faire marcher différemment. » Au fond, ce chef d’entreprise est plutôt un investisseur qui mise plutôt sur le long terme. Mais il fait très attention aux dépenses. Du coup, il mise sur un développement raisonné, avec une prise de risque moindre. « Et je n’oublie pas que le cœur de notre groupe, c’est la gestion de biens immobiliers. » Oui, mais quelle est l’activité qui lui procure le plus de plaisir ? « Le développement technique de Venturi me donne le plus de liberté, d’indépendance et de plaisir. C’est aussi le domaine dans lequel j’ai un réel leadership. Alors que l’immobilier à Monaco est un sujet finalement très politique dans lequel j’ai malheureusement du mal à me retrouver. » Aujourd’hui, l’activité immobilière de Gildo Pallanca-Pastor se résume très majoritairement à de la gestion. Ce qui n’exclut bien sûr pas quelques investissements, mais « au cas par cas. »

« Radical »
Si ce chef d’entreprise n’avait pas donné la priorité à sa famille, il aurait pu s’investir dans la vie politique locale : « Je suis les débats du conseil national. J’adore comprendre ce qui est caché derrière ce qui est dit… » En tout cas, avec Gildo Pallanca-Pastor, les débats auraient été chauds : « Si j’étais élu au conseil national, je serais extrêmement pénible. Car je ne suis pas certain d’être un politicien talentueux capable de diplomatie. Je suis plutôt très direct et très radical. Notamment sur les questions environnementales. »
Du côté des loisirs, pas grand-chose à déclarer. « Je passe mes nuits à travailler. Du coup, je me couche très tard et je me lève très très tôt. Quand j’ai un peu de temps, c’est pour ma famille. Ou pour faire de la prospective. Parce que c’est un vrai plaisir. »

250
Aujourd’hui, Gildo Pallanca-Pastor emploie une centaine de salariés chez Venturi, entre 50 et 80 à la Brasserie de Monaco, une quinzaine à Radio Monaco et 80 pour le secteur immobilier. Soit plus de 250 salariés. Et toujours le même mode de pensée, le même moteur : « D’une manière générale, ce qui m’intéresse c’est de transformer un rêve impossible en réalité. Impossible de fabriquer de la bière sur la darse à Monaco ? On l’a fait. Impossible d’aller plus vite que le moteur à pistons avec un moteur électrique ? On l’a fait. Impossible de traverser l’Asie et l’Europe en véhicule électrique parce qu’il n’y a pas assez de bornes pour recharger les batteries ? On l’a fait aussi. Impossible d’aller en Afrique ou en Antarctique avec des véhicules électriques ? On va le faire. Impossible de monter une radio monégasque en principauté ? Ça a pris le temps, mais on l’a fait aussi. » Reste à savoir quel sera le prochain défi de Gildo Pallanca-Pastor.
_Raphaël Brun

 

Record/

315 km/h sur la glace

Gildo Pallanca-Pastor a détenu un record étonnant : le record mondial de vitesse sur glace. A l’origine de cette aventure, une idée simple. En 1995, Pallanca-Pastor fait des courses sur glace. En même temps, il court sur Porsche. Lorsque ce fabricant décide de sortir son premier modèle turbo équipé de quatre roues motrices, Gildo Pallanca-Pastor leur propose d’aller faire des photos en Finlande, tout en essayant de frôler les 300 km/h. Objectif : prouver juste avant le salon de Genève qu’il est possible de faire aussi bien sur la glace que sur la route. Mais à quelques semaines de ce projet de record, le directeur de la compétition chez Porsche est viré. Obstiné, c’est au volant d’une Bugatti prêtée et préparée en quelques jours en Italie que Gildo Pallanca-Pastor part en Finlande. Avec des pneus à lamelles de série, il atteint la vitesse de 315 km/h sur une piste glacée de 7 km sur la mer. La FIA homologue finalement une vitesse de 296 km/h. Et Pallanca-Pastor démontre qu’il est possible d’aller plus vite sans pneus à clous qu’avec. En mars 2013, une Audi RS6 a atteint 335,713 km/h sur la piste glacée de 12 km du golfe de Bothnia, en Finlande._R.B.

 

Venturi/

Qui fait quoi ?

Depuis le rachat de Venturi en 2000, Gildo Pallanca-Pastor a méthodiquement organisé son activité de véhicules propres. La maison mère, Venturi automobiles, a pour deuxième marque Voxan, un constructeur de moto créé en 1995 et basé à Issoire (Puy-de-Dôme). Venturi est aussi actionnaire de Ventec, une entreprise bordelaise spécialisée dans la gestion électronique des batteries. Ensuite, une filiale à 100 % qui s’appelle Manufacture de véhicules électriques (MVE), assemble les voitures et gère le stock des pièces détachées. Puis Venergy assemble les batteries et utilise Ventec pour travailler sur la partie électronique. « Comme on fait aussi des moteurs, on a aussi Venturi motors. Mais au fond, il n’y a qu’une seule entreprise avec des filiales. Comme Venturi North America qui construit des véhicules de records, mais qui nous sert aussi de représentation aux Etats-Unis » explique Gildo Pallanca-Pastor._R.B.

 

Techno/

Trop en avance sur son temps ?

Gildo Pallanca-Pastor a accepté de revenir sur une création originale qui remonte à plus de 15 ans : « En 1996, on a développé à Monaco un centre de ressources avec Microsoft. C’est-à-dire un lieu et un logiciel. Un logiciel capable de réunir l’ensemble des données sur un pays. Ce qui permet par exemple de proposer en temps réel, à partir de données statistiques, de vidéos et de photos, une présentation interactive à un investisseur potentiel dans sa langue. Cet outil a été développé dans le cadre de la création du World Trade Center de Monaco. Je pense que cela a suscité la création de la chambre de développement économique (CDE) de Monaco qui n’a malheureusement jamais utilisé cet outil. Pas plus que le gouvernement d’ailleurs. Aujourd’hui, ce lieu est devenu une salle multimédia dans le Gildo Pastor Center. »_R.B.