Virginia-Connell-et-Nick-OConor

« Faire peu, mais bien »

Article publié dans L’Obs’ n°132 (mai 2014)

ASSOCIATION/Monaco-Ireland arts society fête ses 20 ans. 20 ans passés à promouvoir la culture irlandaise.

« Beaucoup d’écrivains et de dramaturges sont irlandais. Notamment 4 prix Nobel : William Bitler Yeats (1865-1939), George Bernard Shaw (1856-1950), Samuel Beckett (1906-1989) et Seamus Heaney (1939-2013). Notre objectif est de promouvoir la littérature irlandaise et les arts à travers les œuvres d’artistes irlandais. » C’est ainsi que Virginia Connell, vice-présidente de Monaco-Ireland arts society et Nick O’Conor, trésorier, définissent la mission de leur association.

Lectures
Tout a commencé il y a 25 ans. A l’époque, le professeur Sandulescu est directeur de la bibliothèque princesse Grace. Des lectures de textes irlandais marquent le point de départ d’une aventure qui débutera réellement en 1994. Après le changement à la direction de la bibliothèque, « le nouveau directeur a voulu faire des conférences au lieu des lectures de pièces. » Ce qui ne convenait plus à ce groupe d’acteurs, qui a donc décidé de lancer sa propre association.

Fondateurs
Au départ, ils sont 4 à créer Monaco-Ireland arts society. Virginia Connell et son mari Paul Connell, décédé cette année, peu avant la Saint-Patrick. Avec eux, le professeur Sandulescu et Nick O’Conor, qui joue et chante sur scène. Avec le soutien du consul d’Irlande à Monaco, c’est le début d’une aventure qui dure depuis 20 ans.

Textes
Pas question pour eux de multiplier à l’infini le nombre de représentations sur scène. « L’idée, c’est de faire peu, mais bien. Tout est question d’excellence », explique O’Conor. Il faut dire que Virginia Connell, qui est aussi directrice artistique, choisit soigneusement ses textes. Au programme, des auteurs connus du grand public bien sûr. Mais aussi une sélection d’écrivains moins exposés sur la scène mondiale.

Auditorium
Le 17 mars, à l’occasion de la Saint-Patrick, la troupe se produit chaque année dans l’auditorium du Collège Charles III. « Nous jouons régulièrement devant 60 à 70 personnes », raconte Virginia Connell. Pour fêter les 20 ans de l’association, une rétrospective sur une dizaine d’auteurs irlandais a été présentée.

Kelly
Et puis, bien sûr, l’Irlande est aussi au cœur de l’histoire de la famille princière. En effet, John Brendan Kelly (1889-1960), le père de Grace Kelly, était irlandais. En 2012, Albert II a assisté à une représentation sur le travail de l’écrivain irlandais Brendan Behan (1923-1964), un républicain convaincu, qui a été membre de l’IRA. « Nous avons demandé au prince ce qu’il aimait. Il nous a parlé de son intérêt pour Oscar Wilde (1854-1900) », se rappelle Virginia Connell. L’une des membres actives de la troupe va plancher sur une soirée centrée sur Oscar Wilde, sa mère et sa femme pour le spectacle qui se déroulera en 2015. Quant à O’Connor, il aimerait prévoir des spectacles « mixtes, avec une partie en français et une partie en anglais », pour ouvrir les soirées à un plus large public.
_Romain Chardan