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« Etre barman
ne s’improvise pas »

ASSOCIATION/Créée en 1989, l’association des barmen et barmaid de Monaco compte aujourd’hui une cinquantaine de membres.

« Le barman doit avoir une vraie personnalité. Un charisme particulier. Etre prédisposé au contact du public. Il doit incarner l’âme et l’ambiance d’un bar. » Pour Aldo Campani, secrétaire général de l’association (1) des barmen et barmaid de Monaco « être barman ne s’improvise pas. »

« Résistance »
Parler correctement plusieurs langues, savoir confectionner et classifier les cocktails, avoir des connaissances de base sur l’ensemble des alcools, appliquer la réglementation des débits de boissons, contribuer à la fidélisation et au développement de la clientèle… Autant de compétences indispensables pour faire ce métier. « Les barmen doivent aussi avoir une grande disponibilité et une solide résistance physique et nerveuse, car ils travaillent souvent de nuit et le week-end », ajoute le vice-président de l’association, Beppe Castellino, ancien barman, aujourd’hui attaché de direction au Café de Paris.

Flair
Ces deux Italiens originaires de Toscane et de Sicile savent de quoi ils parlent. Puisque ils ont été élus « meilleur barman de France. » Aldo Campani en 1992 et Beppe Castellino en 1998. Ces deux professionnels l’assurent : ce métier attire toujours la jeune génération. Mais ce qui plait, c’est le « flair bartending », une discipline très tendance venue des Etats-Unis. Le principe ? Jongler avec des bouteilles, des verres, des shakers ou encore des glaçons pour réaliser des cocktails de façon acrobatique et artistique.

« Mode »
« C’est devenu très à la mode depuis le fameux film Cocktail (1988) avec Tom Cruise. Comme c’est spectaculaire, ça intéresse aussi beaucoup les sponsors. Et puis, c’est aussi assez artistique. Chaque mouvement est minutieusement étudié. Des cours sont d’ailleurs dispensés partout en France, mais pas à Monaco pour le moment. Même si nous y réfléchissons avec un membre de l’association… », expliquent les deux responsables.

Concours
Côté salaires à Monaco, « on part généralement sur une base de 2000 à 3 500 euros. Sans compter les pourboires qui peuvent être plus ou moins importants selon les établissements. » Créée en 1989, cette association qui affiche aujourd’hui une cinquantaine de membres, souhaite avant tout former des jeunes, avec des cours de mixologie (2) par exemple, en collaboration notamment avec l’école hôtelière de Monaco. Autre ambition : permettre à des barmen de Monaco de participer à des concours de niveaux régional, national et international. Mais pour cela, il faudra attendre encore un à deux ans, car l’association doit obtenir en amont l’aval de l’International Bar Association (IBA). Pour le moment, l’association monégasque a le statut de pays observateur.
_Sabrina Bonarrigo

(1) Aldo Campani est aussi gérant du restaurant-bar Sablettes Beach à Menton.
(2) La mixologie désigne l’art de mélanger différentes boissons pour créer des cocktails.