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Electro-hypersensibles : gare aux ondes !

SANTE/Maux de tête, acouphènes, surdité passagère… L’électro-hypersensibilité peut devenir vite handicapante. Une Monégasque raconte.

Pour Danièle, tout a débuté à la fin du mois d’août 2008. Ce médecin monégasque résidait depuis 30 années à proximité d’un commissariat à Monaco avec sa famille et ses deux chats. Jusque-là, sans problème. « Ma santé s’est soudainement dégradée », confie-t-elle. De nombreux maux apparaissent : « épuisement, maux de tête, acouphènes, surdité passagère, écoulements dans la gorge qui disparaissaient lorsque je quittais la Principauté et qui s’aggravaient lorsque j’utilisais mon téléphone portable ou l’ordinateur. » Très rapidement, elle comprend que le problème est bien plus sérieux qu’une simple otite. Elle commence alors à se documenter sur l’électro-sensibilité en assistant à des conférences et en consultant des archives. Les travaux du professeur Dominique Belpomme, de l’Artac (voir p. 36), ainsi que ceux postés sur le site de l’Association Robin des Toits. « Ce sont mes connaissances médicales et mes nombreuses recherches qui ont permis de poser le diagnostic d’électro-hypersensiblité et au cours de mes enquêtes, j’ai découvert que l’origine de mes troubles correspondait avec précision à la période de changement des fréquences utilisées pour les communications entre la police, les pompiers les taxis et le passage à la 3G. » Surtout que peu après elle, la santé d’un de ses deux chats s’est soudainement détériorée. « Il a fait une anémie grave avec septicémie et troubles du comportement. Il a failli mourir et grâce à l’allopathie, à l’énergétique et à l’homéopathie, aujourd’hui, il s’est complètement remis sur pattes », lâche-t-elle, soulagée. De son côté, c’est un changement d’adresse qui lui permet de se remettre d’aplomb. « Un déménagement forcé de sauvetage dans un autre appartement pour limiter l’exposition aux rayonnements électromagnétiques, l’utilisation des données de la médecine chinoise, acupuncture, énergétique, phytothérapie, micronutrition et hygiène de vie m’ont apporté la guérison », affirme-t-elle.

 

Cage de Faraday

Suivant les conseils de spécialistes, pour s’isoler le plus possible des ondes, Danièle a également utilisé les peintures anti-ondes et a entrepris la réalisation d’une cage de Faraday à son domicile. « La protection n’est pas absolue ; les ondes pénètrent moins dans mon domicile. Pour être plus protégée, il serait nécessaire de mettre des rideaux spéciaux à toutes les fenêtres, mais je ne souhaitais pas vivre enfermée dans un pseudo blockhaus », rapporte la Monégasque. Pour info, une peinture anti-ondes est vendue autour de 250 euros les 5 litres (pour une pièce il faut en moyenne 10 à 20 litres) et la constitution d’une cage de Faraday est très onéreuse voire dangereuse si on vit constamment à l’intérieur en raison d’une accumulation des ondes émises intramuros, du défaut d’évacuation et de renouvellement de bonnes ondes.

Le médecin monégasque a aussi opté pour des solutions naturelles. Ginko biloba, curcuma, optimisation de la détoxification hépatique par les plantes spécifiques et utilisation des HSP (hot shot protein) contenues dans certains végétaux permettraient une protection cellulaire vis-à-vis des effets d’altération de l’ADN secondaires aux agressions des ondes et autres agresseurs. « Le Ginko Biloba, l’arbre aux quarante écus est le seul végétal à avoir résisté aux bombardements atomiques au Japon à Hiroshima tout d’abord, puis à Nagasaki en 1945 », rappelle Danièle. Avant d’ajouter : « Notre santé dépend de notre propre taux vibratoire et de celui de notre environnement. Nous tombons malades lorsque notre taux vibratoire descend au-dessous des 6 000 Angströms. Il est donc très important d’apprendre à créer de bonnes vibrations et de limiter voire de fuir les mauvaises. » Autant d’informations que Danièle a concentré dans un livre qu’elle finalise en ce moment. Histoire d’aider les autres électro-hypersensibles.

_Pierre Lazzari

 

Des ondes sous haute surveillance

SERVICE PUBLIC/Faire mesurer l’exposition aux ondes électromagnétiques chez soi, c’est possible !

A Monaco, c’est la Direction des communications électroniques (DCE) qui est chargée d’effectuer des mesures d’ondes électromagnétiques. Elle vérifie que les émissions des réseaux radioélectriques de la Principauté respectent l’ordonnance souveraine du 26 novembre 2010, relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques. Un seuil de champ électrique de 6 V/m a été défini pour l’ensemble du spectre, entre 100 kHz et 6 GHz, avec une contrainte supplémentaire de 4 V/m pour les antennes relais de téléphonie mobile qui focalisent l’essentiel des inquiétudes du public.

La DCE effectue donc des mesures des ondes électromagnétiques reçues sur le territoire, à savoir la téléphonie mobile 2G, 3G et la 4G, la radio FM et HF, les émissions hertziennes de télévision, les réseaux radioélectriques indépendants, le WiFi, etc. Avec, en priorité, les zones qui se trouvent à proximité d’émetteurs radioélectriques — car ce sont elles qui subissent les expositions aux champs électromagnétiques les plus fortes — mais aussi les écoles et les centres de soins.

Les résidents peuvent eux-aussi consulter le service pour lui demander d’évaluer l’environnement électromagnétique de leur appartement mais aussi de leur société ou commerce. Il suffit de prendre rendez-vous pour effectuer une mesure complète.

Le téléphone portable cancérigène ?

Des usagers de plus en plus soucieux de la nocivité des ondes. Surtout si elles émanent de leur téléphone portable. Et pour cause. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’objet préféré des consommateurs serait nocif pour la santé. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé en 2011 les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut-être cancérogènes pour l’homme, sur la base d’un risque accru de cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.

_M.R.

 

écrit par La rédaction