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Dysfonctionnements de la SNCF :
une niçoise porte plainte

JUSTICE/Stéphanie Tabary a scrupuleusement noté depuis le 30 janvier 2013 toutes les suppressions ou retards des TER qu’elle emprunte chaque jour pour rallier son logement à son travail. Agent immobilier à Cannes, cette voyageuse quitte laborieusement la gare de Nice Saint-Augustin chaque matin. « Au départ, je me suis dit que le train serait le plus pratique pour aller au travail mais j’ai vite été confrontée aux difficultés. Notamment aux retards, suppressions de train ou grèves », résume t-elle. Elle écrit à de très nombreuses reprises à la direction de la SNCF, reçoit même un chèque de 70 euros. Et puis une énième missive qui reçoit comme dernière réponse de la SNCF une fin de non-recevoir. En novembre dernier, elle se rend au tribunal de Cannes avec son dossier de 50 pages rempli de tous les documents justificatifs. A sa grande surprise, son dossier est retenu par le procureur de la République. L’audience correctionnelle est fixée au 17 avril 2015 au tribunal de Nice. Philippe Bru, directeur régional Paca des TER, est convoqué. La demande de l’utilisatrice est assez raisonnable : 2 900 euros. Une somme qui correspond à tous les frais induits par les défaillances de la SNCF. En somme, tout l’argent en plus de l’abonnement qu’elle a dû payer pour arriver en temps et en heure à son travail. « Maintenant, je ne veux plus avoir à prendre le train pour aller au travail » indique Stéphanie écœurée. Le jugement sera sans aucun doute scruté par des milliers d’usagers de la SNCF. Si Stéphanie Tabary obtient gain de cause, ils pourraient être nombreux, parmi les “Naufragés du TER”, à initier la même démarche devant la justice… Pour exprimer son ras-le-bol des dysfonctionnements de la SNCF, l’association a organisé un rassemblement citoyen le 24 janvier sur le parvis de la gare SNCF de Nice-Ville. _A-S.F.

écrit par AnneSophie