Cinq ans ferme pour un violeur

JUDICIAIRE / Le 29 janvier, le tribunal criminel a condamné Bruno Piton, un Cagnois de 51 ans, à cinq ans de prison pour viol. Il devra également dédommager sa victime, âgée de 31 ans, à hauteur de 20 000 euros. Les faits remontent au 10 septembre 2012 et se sont déroulés à bord d’un yacht amarré dans le port Hercule. Cuisinier sur ce bateau, il s’est glissé à l’aube dans la cabine de l’hôtesse du yacht, avec qui il entretenait des relations conflictuelles. Avec un doigt, il a pénétré le vagin de la jeune femme pendant son sommeil. Bruno Piton a expliqué que la vue du piercing sur le sexe de sa victime l’avait excité.

L’ancien militaire a aussi expliqué que l’alcool ingurgité durant la soirée précédant les faits l’avait poussé à passer à l’acte. Son taux d’alcoolémie ne se révélait toutefois pas assez élevé pour altérer sa conscience au moment du viol digital. Pour les experts psychiatres, Bruno Piton ne présente pas les caractéristiques d’un prédateur sexuel. Pendant son procès, le quinquagénaire a d’abord nié toute pénétration, n’admettant que des caresses, avant de concéder avoir introduit « une phalange » dans les parties intimes de sa victime. Un acte qu’il a à peine regretté. « C’est 30 secondes de jouissance perverse pour une vie brisée », a résumé l’avocat de la partie civile, Me Charles Lécuyer.

écrit par Adrien