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Chez Aepsilon, on se réapproprie l’entreprise

TRANSFORMATION/Basée à Sophia Antipolis, cette entreprise de conseil en innovation digitale a totalement repensé son organisation de travail. Suivant le concept des « entreprises libérées », Aepsilon favorise un management responsabilisant pour impliquer le salarié au bien-être de la société.

MyAepsilon, le nom du programme, a été conçu à partir d’un constat. Celui que le management “à l’ancienne” mis en place était inefficace. « Ce système ultra borné a créé des problématiques managériales. Les démissions se sont accumulées alors qu’elles auraient pu être évitées », explique Pierre Lancelot, l’un des associés de la société valbonnaise. Il y a deux ans, avec le dirigeant fondateur Franck Vu Hong, ils modifient intégralement leur façon de gérer leur effectif. « Nous avons fait évoluer le mode de management en développant un environnement de confiance promouvant l’autonomie et la responsabilisation. On a également favorisé la transparence pour impliquer le salarié. » Leur stratégie passe par la mise en place d’un système de trinômes où chaque salarié choisit deux équipiers appelés influencers.

Sentiment d’appartenance

« Le trinôme ainsi constitué a tout pouvoir d’action et de décision concernant la vie du salarié au sein de l’entreprise. Projet, mission, formation, salaires… tout est décidé par ce trinôme », détaille Jessica, leur chargée de recrutement, dans une interview publiée sur Flexjob. Seules deux règles ont été édictées : la décision doit être conforme à la satisfaction client et elle ne doit pas nuire à la pérennité de l’entreprise. « On y croit à fond. Et si on continue, c’est parce qu’on estime que c’est bon. Cela crée de la responsabilité, de l’engagement, un sentiment d’appartenance à la société aussi bien qu’une fierté de son entreprise », réagit Pierre Lancelot. Cette transformation « longue et importante » pour Aepsilon n’est pas un long fleuve tranquille pour autant. Mais ses responsables ne se verraient pas revenir en arrière. Au système de management décisionnel traditionnel pyramidal s’est doucement substitué un système d’intelligence collective.

Au service de la performance

Il repose sur le concept même d’entreprise libérée, théorisé depuis quelques années, mettant l’humain au centre de son fonctionnement. Une des solutions avancées pour arriver à manager au mieux cette fameuse génération Y qu’on dit responsable, autonome, pleine d’initiative mais aussi en recherche de sens au travail et de bien-être. « Chacun est libre d’agir comme bon lui semble du moment qu’il le fait au service de la performance. Concrètement, les salariés sont libres de fixer leurs horaires de travail, et même leurs lieux de travail », assure Jessica qui précise que beaucoup de leurs employés ont recours au télétravail. En impliquant toujours plus le salarié, les deux associés, Pierre et Franck, espèrent avoir touché du doigt une bonne méthode de management permettant le bien-être structurel de leur entreprise qui accompagne des sociétés dans leur transformation digitale.

écrit par AnneSophie