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Charles Leclerc
En lice pour un podium

SPORT — Le 17 mars dernier, s’est déroulé le 1er Grand Prix de Formule 1 de la saison à Melbourne en Australie. Charles Leclerc, néo-pilote chez Ferrari, a terminé au 5ème rang, derrière Sebastian Vettel 4ème. Le Monégasque confirme tous les espoirs qu’il suscite du côté de la Scuderia. L’aventure entamée cette année par Leclerc chez la firme au cheval cabré est pleine de promesses mais également d’obstacles. Les concurrents sont légion à l’instar de son coéquipier Sebastian Vettel ou Lewis Hamilton. En piste —

 

 

À 34 ans, Lewis Hamilton va-t-il décrocher un sixième titre ? Le pilote Britannique, fer de lance de la firme Mercedes pourra compter sur le duo de dirigeants Toto Wolff et Niki Lauda pour l’épauler. « Cette saison tous les regards seront portés sur Hamilton et la quête du sixième sacre », analyse Thomas Sénécal, rédacteur en chef des sports mécaniques sur Canal+. Faudra-t-il aussi surveiller son coéquipier Valtteri Bottas ? Le Finlandais, 5ème la saison dernière au classement des pilotes, a joué les trouble-fêtes avec sa victoire en Australie sur le circuit d’Albert Park. Sebastian Vettel sera-t-il sacré pour la première fois avec Ferrari ? L’ancien quadruple champion du monde avec l’écurie Red Bull est à un tournant de sa carrière. À 31 ans, l’Allemand est toujours en lice pour le titre suprême après deux revers consécutifs en 2018 et 2017. La surprise viendra-t-elle de Pierre Gasly ? Le Français, âgé de 23 ans devra confirmer après une belle 4ème place au Grand Prix de Bahreïn l’an passé avec Toro Rosso. De son côté, Max Verstappen n’a sans doute pas abdiqué. Arrivé en F1 en 2015, le néerlandais défraye régulièrement la chronique sur et en dehors des pistes. À 21 ans, ses frasques de jeunesse ne doivent pas faire oublier qu’il a terminé au 4ème rang des pilotes la saison dernière. Enfin, Charles Leclerc va-t-il faire déjouer les pronostics ? L’espoir Monégasque devra s’adapter à l’environnement chez Ferrari où la pression du résultat est constante. Les questions sont nombreuses et les réponses prématurées, voire hasardeuses. Une certitude, à l’orée de l’entame de la saison, les appétits et les rêves de podiums emplissent le cahier des charges des écuries de F1.

Charles Leclerc, jeune talent de la Scuderia

Le Grand Prix de Monaco le 26 mai prochain sera le théâtre de la 1003ème course du championnat de F1. D’ici là, Charles Leclerc ne compte pas assumer le rôle de faire-valoir au sein de la Scuderia.  Le Monégasque souhaite tenir la dragée haute à ses principaux concurrents Vettel, Hamilton, Bottas, Gasly et Verstappen. « Leclerc était 5ème sur la grille de départ à Melbourne en 3ème ligne. Finalement, il a terminé 5ème à l’arrivée. Il était très déçu à l’issue des qualifications s’étant confié à nos micros. Néanmoins, il aurait pu finir 4ème s’il avait attaqué Sebastien Vettel. Melbourne fut un premier Grand Prix réussi à titre personnel pour le Monégasque », résume le journaliste spécialiste autos de Canal+. Pour mémoire, c’est à Bakou en 2018 au Grand Prix d’Azerbaïdjan que le Monégasque avait obtenu son meilleur classement avec une 6ème place. Le 14 avril à Shanghai, le néo-pilote Ferrari souhaitera rivaliser avec ses adversaires les plus coriaces lors du Grand Prix de Chine. Le Monégasque, 13ème à l’issue de la saison dernière, aspire à terminer dans le peloton de tête cette année. Les comptes seront donc faits le 1er décembre 2019 lors du dernier Grand Prix d’Abu Dhabi. Cependant, le chemin à parcourir pour se hisser à la hauteur des meilleurs pilotes ne sera pas une sinécure. « Dans toutes les écuries de F1, le coéquipier est le premier adversaire. C’est une règle qui s’applique aussi à l’endroit de Leclerc. Il aura certainement une concurrence interne avec Vettel. Donc l’émulation au sein d’une écurie est un phénomène sain », souligne Thomas Sénécal. Discipliné, travailleur et combatif selon ses pairs, le Monégasque a été un pilote performant chez Sauber en 2018. Pour sa première saison en F1, Leclerc avait marqué 39 points en vingt et un Grand Prix disputés.

Ses ambitions chez Ferrari

Fort de cette première expérience aboutie en F1, le Monégasque ne cache pas ses ambitions. N’est-ce pas là une simple posture ou le signe d’une confiance en soi assumée ? « Charles Leclerc est exigent, perfectionniste et capable de faire son autocritique. Ainsi, sa personnalité est son atout principal », analyse le journaliste spécialiste autos de Canal+. Révélation de la saison dernière, le Monégasque a réussi la performance de se classer dix fois parmi les dix meilleurs. Leclerc a intégré la firme au cheval cabré avec une double ambition. « Il est méticuleux et professionnel. Aussi, il essayera de titiller Vettel de temps à autre. C’est la logique car tous les pilotes de F1 sont des compétiteurs », confie Thomas Sénécal. En conséquence, le jeune néo-pilote Ferrari entreprend avec méthode et humilité de confirmer les hautes attentes à son égard. Il doit faire preuve de fair-play avec ses adversaires souhaitant en découdre sur la piste. Enfin, il a la délicate tâche de jouer franc-jeu avec son coéquipier Sebastian Vettel et réciproquement. « Actuellement, la Scuderia doit avant tout gérer la concurrence avec les écuries rivales Mercedes et Red Bull. Elle ne peut pas se livrer à des luttes fratricides en interne », signale Thomas Sénécal. À 21 ans, Charles Leclerc a la jeunesse, l’insouciance et le talent pour aider la Scuderia à décrocher un titre constructeur tant attendu du côté de Maranello. « Tout comme Vettel, il est évident que Leclerc aura l’occasion de monter sur le podium, voire décrocher une victoire lors d’un Grand Prix cette saison », spécifie le journaliste spécialiste autos de Canal+. Le Monégasque est le successeur chez Ferrari du Finlandais Kimi Räikkönen. Tout comme son aîné champion du monde en 2007, Leclerc devrait saisir les opportunités de briller sur les pistes cette saison.

Ferrari, une décennie à attendre

Depuis 2008, la firme au cheval cabré joute avec ses adversaires et notamment Mercedes. En quête d’un 17ème titre constructeur, la firme italienne ne désespère pas et veut renouer avec ses succès d’antan. À la tête de l’équipe F1, Mattia Binotto a succédé à Maurizio Arrivabene le 7 janvier 2019. Il gère la Scuderia tout en conservant son poste de directeur technique. « À ce jour, avoir une réflexion sur le vainqueur du titre constructeur semble prématuré. La saison vient juste de débuter », relate Thomas Sénécal. La SF90 est une sérieuse concurrente de la Mercedes W10 et la Red Bull RB 15. Effectivement, la Scuderia n’a plus remporté de titre constructeur depuis une décennie mais l’écurie italienne a 16 trophées à son palmarès. Aussi, elle comptabilise le plus de titres constructeurs depuis 1958. Créée en 1929 à Modène par Enzo Ferrari, la Scuderia fête cette année ses 90 ans d’existence. De plus, la Ferrari SF71-H a été considérée comme la meilleur monoplace du paddock la saison dernière. La nouvelle SF90 (ou SF72-H) a la lourde tâche de conduire la firme italienne vers le graal, le 17ème titre constructeur. « Les années passent et la pression décuple. Ferrari ne peut se contenter d’être éternellement deuxième et ce n’est pas dans l’ADN de la firme », révèle le journaliste spécialiste autos de Canal+. Néanmoins, une rude concurrence attend la Scuderia face au rival Mercedes et ses cinq derniers sacres (2014, 2015, 2016, 2017, et 2018).

Pascallel Piacka

 

NOUVEAUTÉ

« Cette nouvelle règle apporte du piment »

La 70ème édition du championnat du monde de F1 est donc lancée depuis le 17 mars. La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a publié le 12 octobre 2018 la version définitive du calendrier 2019. La réunion du conseil mondial de la FIA a validé 21 Grand Prix comme en 2018. Le 14 avril 2019, lors du Grand Prix de Chine à Shanghai sera disputée la 1000ème course de l’histoire de la F1. Par ailleurs, dès cette saison une modification du barème d’attribution des points va rentrer en vigueur. À l’instar du système appliqué de 1950 à 1959, un point supplémentaire sera attribué à l’auteur du meilleur tour en course ainsi qu’à son écurie. Dans les sports mécaniques sur circuit, il est le tour le plus rapide réussi par un des pilotes. Néanmoins, il existe une réserve sur cette modification car le pilote devra être classé parmi les dix premiers à l’issue de la course. 
« Cette nouvelle règle apporte du piment notamment en fin de course. Cela permet de mettre en place des stratégies supplémentaires », analyse Thomas Sénécal, rédacteur en chef des sports mécaniques sur Canal+. Pour rappel, Michael Schumacher détient depuis le 21 mai 2000 le record de meilleurs tours en course. Sa 77ème performance a été réalisée lors du Grand Prix d’Europe au Nürburgring. Ainsi, il en résulte que cette nouvelle règle aura son importance dans le décompte final des points au classement des pilotes et constructeurs fin décembre 2019. « Ce sont vingt et un points en plus à prendre sur la totalité de la saison. C’est très positif pour le spectacle et la lutte pour le titre pilote », signale le journaliste spécialiste autos de Canal+. De plus, outre la modification des points, les monoplaces F1 peuvent désormais embarquer 110 kilogrammes de carburant en course. « 110 kilogrammes d’essence, cela permet de moins calculer et d’attaquer d’avantage pour les pilotes », spécifie Thomas Sénécal. L’idée a germé dans le groupe de travail dirigé par le britannique Ross Brawn, responsable du département sportif de la F1. Ainsi, les pilotes pourront être d’avantage à l’attaque durant la course sans se soucier d’économiser l’essence. P.P.

 

HOMMAGE

La F1 en deuil : décès de Charlie Whiting

Le 14  mars 2019, le préambule du Grand Prix d’Australie a été endeuillé par la disparition de Charlie Whiting (1952-2019), âgé de 66 ans. L’ensemble du paddock a salué la mémoire du Britannique directeur de course qui fut une figure emblématique de la F1. « C’est avec une immense tristesse que j’ai appris le décès de Charlie suite à une embolie pulmonaire. Toutes mes pensées, celles de la FIA et de toute la communauté du sport automobile vont à sa famille », a annoncé Jean Todt, président de la FIA. Personnage central des Grands Prix depuis plus de vingt ans, les pilotes Charles Leclerc, Sebastien Vettel, Lewis Hamilton, Valtteri Bottas, Max Verstappen et Pierre Gasly (pour ne citer qu’eux) lui ont rendu un vibrant hommage à Melbourne. PP.

 

 

 

écrit par Pascallel Piacka