Casino d’Annemasse : l’affaire jugée en appel

JUDICIAIRE / L’affaire de blanchiment d’argent à Monaco provenant de la revente du casino d’Annemasse en 1995 (voir nos articles dans L’Obs’ n° 116 et 119) a été examinée par la cour d’appel, le 10 février dernier. L’établissement avait été revendu par Robert Feliciaggi, un homme d’affaires et politique corse assassiné en 2006, et ses associés au groupe Aaron pour 100 millions de francs. Mais en 1994, Michel Tomi, collaborateur de Feliciaggi, aurait corrompu Charles Pasqua, lorsque celui-ci était ministre de l’Intérieur, pour obtenirl’autorisation d’exploiter le casino. Une partie de l’argent de la revente s’est retrouvée sur des comptes ouverts en principauté, au Crédit Foncier de Monaco (CFM) et à la Monte-Paschi entre 1995 et 1999. La défense des cinq prévenus, des ex-associés de Feliciaggi, a plaidé l’annulation de la procédure qui a été instruite en 2000 en principauté. Quatre d’entre eux, dont Michel Tomi et sa fille Marthe Mondoloni, avaient été reconnus coupables en mars 2013 de blanchiment d’argent. Et le cinquième d’avoir apporté son concours. Tous avaient écopé de peines de prison avec sursis et de fortes amendes. En appel, le parquet a requis des peines de prison ferme assorties d’amendes. Décision le 31 mars.

écrit par Adrien