Casino d’Annemasse :
décision le 12 mars

JUDICIAIRE / Le volet monégasque de l’affaire du casino d’Annemasse a été jugé le 15 janvier après 12 ans d’instruction (voir l’article publié dans L’Obs’ n° 116). Cinq prévenus ont comparu, dont Michel Tomi, ex-proche de Charles Pasqua et sa fille, Marthe Mondoloni. Au cœur des débats, l’argent provenant de la revente du casino d’Annemasse en 1995 par Robert Feliciaggi et ses associés au groupe Aron, soit 100 millions de francs. Cette somme a transité par des comptes enregistrés au Crédit Foncier de Monaco (CFM) et à la banque Monte-Paschi à la fin des années 1990. Or, Robert Feliciaggi et Michel Tomi auraient corrompu Charles Pasqua pour obtenir de lui une autorisation d’exploitation de jeux en mars 1994, époque à laquelle le politique était ministre de l’Intérieur. D’où les soupçons de blanchiment d’argent qui ont plané sur ce procès. Charles Pasqua aurait reçu une contrepartie en 1999 avec le soutien financier de sa campagne européenne à hauteur de 7,5 millions de francs, versés depuis le compte CFM de Marthe Mondoloni. Cependant, la cour de cassation française a relaxé Pasqua de corruption en 2010 dans cette affaire, jugeant que l’existence d’un pacte de corruption n’était « pas établie. » Le 15 janvier, une peine de prison avec sursis et 60 000 euros d’amende ont été requis par le parquet à l’encontre de Michel Tomi. Et 12 mois d’emprisonnement avec sursis assortis d’une amende de 30 000 euros pour Marthe Mondoloni. Enfin, 6 mois de prison assortis du sursis et une amende de 10 000 euros ont été requis pour les trois autres prévenus. La défense a plaidé la relaxe des cinq prévenus. La décision sera rendue le 12 mars. _A.P.

écrit par Adrien