Blanchiment-Argent-Euros

Blanchiment à Monaco : la femme d’un député italien en accusation

JUSTICE/Ni prévenue, ni avocat. Le tribunal correctionnel de Monaco devait juger par défaut une retraitée italienne, femme d’un député italien, Giancarlo Abelli, du parti du peuple de la liberté. Rosanna G. était accusée d’avoir sciemment détenu des biens et des capitaux d’origine illicite sur un compte d’une banque monégasque. De la même façon, la justice l’a soupçonné de dissimuler lesdits biens pour échapper aux conséquences juridiques. Cette affaire de blanchiment à Monaco prend sa source à la suite d’une enquête en Italie sur une vaste fraude autour d’un complexe immobilier. Des détournements estimés à 22 millions d’euros par le biais de faux contrats d’assainissement effectués avec des frais majorés. Pour ces actes, R. G. a déjà été condamnée en Italie en janvier 2010 à deux ans de prison avec sursis. En Principauté, un signalement du service d’information et de contrôle sur les circuits financiers (Siccfin) a été effectué en 2009 à la suite d’articles parus dans la presse italienne. 1 100 000 euros ont été bloqués sur son compte monégasque. « Monaco est parfaitement compétent pour condamner madame. Il s’agit d’agissements graves car elle a utilisé sciemment une banque monégasque pour son infraction » explique le procureur. Il réclamait 15 mois de prison ferme à l’encontre de la prévenue. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 6 janvier.

écrit par AnneSophie