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ASM : « Le projet ressemble à une opération boursière »

FOOTBALL/Alors que l’Etat annonce prendre en charge la réfection des loges et des bureaux de l’AS Monaco-FC au stade Louis II, les élus s’interrogent sur le projet sportif réel du club.

 

Le prince Albert l’avait déjà indiqué, Michel Roger l’a confirmé en séance budgétaire. C’est bien l’Etat qui financera les travaux des loges et des bureaux dédiés à l’AS Monaco FC. « C’est un investissement qui sert Monaco d’abord avant l’AS Monaco », a justifié le ministre d’Etat. A charge en revanche pour le club d’assumer les travaux du nouveau centre d’entraînement de la Turbie.

La première étape des travaux au stade Louis II devrait se dérouler dès 2016. Pour ce bâtiment de 30 ans d’âge, l’usure naturelle des équipements commence à se voir. « Il faut rehausser le niveau de prestations », valide le conseiller de gouvernement pour l’intérieur Cellario. L’impérieuse nécessité de redonner du standing au Louis II revient dans toutes les bouches des conseillers nationaux. « Si Monaco investit dans le stade et que ça génère des revenus supplémentaires pour l’ASM, ça rejaillira forcément sur l’Etat », pense par exemple Christophe Robino. « Il y a des choses à faire qui vont au-delà du projet de l’ASM », renchérit Thierry Crovetto.

« L’ennui général ! »

L’étape travaux semble donc incontournable pour tous les élus. « Pour avoir une grande équipe, il faut déjà avoir un grand stade », insiste Robino. Jean-Michel Cucchi plaide aussi pour donner « les moyens de ses ambitions ». Pour autant, l’assemblée s’est montrée soucieuse, voire inquiète, du projet sportif des dirigeants du club de football. Philippe Clérissi s’étant révélé le plus virulent : « C’est un projet qui ressemble à une opération boursière ! Quand on parle de Monaco, c’est l’ennui général… » Les responsables du club sont censés venir présenter aux élus du conseil national leur projet. « Ce qui nous importe, c’est de voir l’ensemble du projet et l’implication du propriétaire dans le temps et pas à court terme » insiste le président de l’institution Laurent Nouvion. « On vend au plus offrant. Un joueur qui voit clair sur les années à venir, il ne part pas. Ici, ils veulent tous partir », se désole Philippe Clérissi. Une situation qui se répercute forcément sur « l’affluence » dans le stade. Les 1 700 spectateurs (1) du match Monaco-Caen le 2 décembre dernier relevé dans un article sarcastique du quotidien L’Equipe en sont le parfait exemple…

 

(1) L’affluence officielle qui sera retenue fera état de 5 388 spectateurs. La Ligue de Football Professionnel (LFP) comptant automatiquement les abonnés et les invités, même si ces derniers ne viennent pas au stade.

écrit par AnneSophie