© Photo Manuel Vitali/Direction de la communication

« Le risque est excessivement faible »

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SÉCURITÉ/C’était une première en principauté. La simulation d’un attentat terroriste en avril devait tester la réactivité des forces de l’ordre monégasques et françaises.

Lundi 3 avril, il est 19h lorsque l’alerte d’une « intrusion violente avec prise d’otage » dans l’auditorium Rainier III est déclenchée. Quatre assaillants sont entrés armés durant un spectacle. Une situation dramatique proche de celle vécue malheureusement pour de vrai le 13 novembre 2015 au Bataclan à Paris. 81 « victimes » blessées ou tuées sont à déplorer dans cette simulation plus vraie que nature. « Entre théorie et pratique, il fallait une mise en œuvre pour l’expérience. Nous participons à des exercices similaires en liaison avec les autorités françaises. C’était leur demande de venir ici pour comparer nos modes d’action qui doivent être les plus proches possibles », réagit Richard Marangoni, directeur de la sûreté publique. Le logiciel de la police a complètement changé en quelques années. Alors que le primo-intervenant avait l’ordre d’attendre ses équipes, il doit désormais intervenir de suite s’il peut neutraliser l’assaillant.

 

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Pas de menace contre Monaco

L’exercice Alpha Tango entre 19h et 2h du matin, réunissant 440 personnes (notamment le Raid, la préfecture des Alpes-Maritimes et le Samu), n’a apparemment pas révélé de failles majeures. « On a confiance mutuellement » résume le colonel des pompiers Tony Varo. 110 sapeurs ont participé à l’exercice surprise dont les protagonistes ne connaissaient « ni le lieu, ni la date » assure le conseiller à l’Intérieur Patrice Cellario. Celui-ci se montre satisfait : « Globalement, nous n’avons pas détecté de réelles défaillances. » Des ajustements seront quand même à prévoir si attaque il devait y avoir. Selon les hautes autorités monégasques, la probabilité reste infime. « Il n’y a pas de menace sur la Principauté, insiste Patrice Cellario. Aucun signe ou élément ne nous permet de le penser. » A Monaco, on mise sur la prévention pour réduire au minimum le danger. « En revanche, il serait criminel de ne pas prendre en compte cette situation nouvelle. Le risque est excessivement faible », complète-t-il.

_Anne-Sophie Fontanet

écrit par AnneSophie